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    99 francs : Des slogans bien cokés

    le 27 mai 2008 | 219 visites | 4.20 / 5 | 0 commentaire(s)

    Cet article de william Beretta est gracieusement offert par Dimanche Matin. La version originale a été publiée à cet endroit.

    99 francs : Des slogans bien cokés

    Octave (Jean Dujardin) exerce la profession de rédacteur publicitaire. C’est lui qui conçoit les pubs qui éventuellement verront le jour et, ultimement, orienteront la consommation des gens. Il travaille pour Ross & Witchcraft, la plus prestigieuse agence de publicité au monde. Par conséquent, son train de vie est très élevé : argent, filles, drogue… Tout est à sa portée. Or, un jour, Octave craque. Il n’en peut plus. Et les conséquences seront grandes.

    99 francs est un film rempli d’humour sur l’univers de la publicité, mais un monde vu de l’intérieur pour en faire ressortir les éléments les plus visqueux et poisseux. On y présente des personnages détestables, mais vraiment détestables, et c’est ce qui rend le film efficace. Il ne faut pas se le cacher : 99 francs a été conçu pour éveiller les consciences sur le phénomène toujours grandissant de la publicité. Dans le film, on envisage le public comme une donnée aisément manipulable. L’idée n’est pas nouvelle, mais cette fois, le spectateur est directement concerné. Il se sent comme un produit de consommation, littéralement. Et lorsqu’il voit cet Octave et ses confrères le manœuvrer à sa guise, le malaise s’installe. Il s’installe, ce beau malaise, et il reste, bien à son aise, pendant tout le film. Et même après.

    Par ailleurs, le héros du film est paradoxal. Si certains antihéros sont attachants tout en étant méchants, violents ou ce que vous voulez, Octave est franchement désagréable au départ. Il a tout pour être le pire des trous de cul. Il s’adresse même au spectateur pour le narguer, encore et encore. C’est lorsqu’il a ses premiers moments de faiblesse qu’il devient attachant. Et comme il tombe de haut, l’effet est tangible. Jean Dujardin joue son personnage à merveille, et ce, même s’il a parfois des airs de Brice de Nice. On suit la vie d’Octave avec un rythme chaotique, de multiples commentaires du personnage sur sa propre vie, des scènes tirées d’un trip d’acide, etc. Tout ça, avec des slogans accrocheurs et de beaux angles de caméra comme toile de fond. À voir, pour voir l’envers du décor.

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    Mots-clés : france , affilié et Cinéma

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