La foi de l’Amérique est-elle bousculée par les nombreux scandales des Églises qui cherchent à l’évangéliser et à s’enrichir davantage ?
Les chrétiens vivent-ils juste comme tout le monde ? Ronald Sider, théologien connu dans les milieux mennonites, et auteur du livre « « The Scandal on the Evangelical Conscience » », publié en 2005, remettait en cause le monde évangélique – particulièrement aux Etats-Unis – et livrait ses conclusions après avoir étudié les enquêtes menées par les groupes Gallup et Barna : les églises évangéliques reflètent les tendances de la société dans des domaines comme le divorce, l’immoralité sexuelle, le racisme, le matérialisme.
Face à une bible qu’il jugeait corrompue par les hommes, Joseph Smith, fondateur de l’Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, mieux connue sous le nom de l’Église mormone, entreprit de re-traduire les testaments afin d’y restituer « les choses claires et précieuses » qui en furent soustraites. En altérant la pureté du message divin, l’histoire humaine eut, selon les mormons, un impact catastrophique sur les Écritures. Joseph Smith affirmait croire en la Bible « telle qu’elle est sortie de la plume des auteurs originels. [Car] des traducteurs ignorants, des copistes distraits, et des prêtres mal intentionnés et corrompus ont commis beaucoup d’erreurs ». Cette conviction est clairement établie dans les Articles de foi qui posent le credo mormon et rappellent que les Saints acceptent la Bible comme la parole divine « pour autant qu’elle soit traduite correctement ».
Selon un sondage Gallup, paru en mars 2007, 46% des américains ont une opinion défavorable de l’Église de Jésus Christ des Saints des derniers jours contre 42% d’opinions favorables. Les américains associent les Mormons à la polygamie plus qu’à toute autre chose. L’ancien gouverneur du Massachusetts et candidat à la candidature pour les présidentielles, Mitt Romney, était mormon. Une image dont les mormons n’ont pas su se défaire est celle d’un mouvement polygame, pratique interdite officiellement depuis 1890.
Pour Jan Shipps, professeur émérite d’histoire et d’études religieuses à Indiana University - Purdue University, deux facteurs font de la polygamie la réponse numéro un. « La première est Warren Jeffs [Gourou de la secte polygame the Fundamentalist Church of Jesus Christ of the Latter day saints arrêté en 2006] et tous les fondamentalistes. La seconde est Big Love », la série télé de HBO [qui traite d’une famille polygame].
L’Église Fondamentaliste de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, du gourou Warren Jeffs, pratique la polygamie en se réclamant des origines du mariage plural des mormons du XIXe siècle. Rulon Jeffs, père, a dirigé cette secte, qui est née en 1890 d’une scission avec l’Église mormone, jusqu’en 2002. Son fils, Warren, a pris la relève en 2002 à la mort de son père, Rulon Jeffs. Il l’a dirigée en autocrate, n’hésitant pas à menacer les familles qui s’éloignent du dogme. Mais son règne fut interrompu par des affaires judiciaires. Les deux hommes, père et fils, ont eu chacun 75 épouses. Placé sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés du FBI, Warren Jeffs a été arrêté le 28 août 2006 pour détournement de mineurs et complicité de viol. En novembre 2007, il a été condamné dans l’Utah à dix ans de prison pour avoir contraint une fille de 14 ans à épouser son cousin de 19 ans et à avoir des relations sexuelles contre son gré. Les mormons de Joseph Smith avaient excommunié les membres de la FLDS, dont le nombre d’adeptes est estimé à 10.000 personnes.
Le lundi 7 avril dernier, l’Amérique apprenait, non sans surprise, que les autorités texanes avaient évacué 401 enfants d’un ranch isolé, appelé « Yearn for Zion », de l’ouest du Texas. Selon les premières indications, l’opération a débuté après que les autorités ont reçu, lundi 31 mars, un appel d’une jeune fille de 16 ans affirmant avoir été agressée sexuellement et avoir eu un enfant d’un homme de 50 ans, épousé illégalement, qui se trouverait actuellement dans l’Arizona. Le suspect aurait 3 épouses et 22 enfants et aurait nié avoir joué un rôle quelconque dans le cas de la jeune fille de 16 ans au Texas.
Libération rapportait, en juin 2005, qu’entre 400 et 800 adolescents, de sexe masculin, avaient été arrachés à leur famille et à leur communauté, cette même secte dissidente de l’Église mormone, basée dans deux petites villes jumelles, Colorado City (Arizona) et à Hildale (Utah). Certains avaient fui mais la plupart avaient été bannis. On leur avait dit qu’ils étaient des délinquants parce qu’ils avaient écouté de la musique rock, vu un film interdit, porté des chemises à manches courtes, dragué des filles... En réalité, il s’agissait surtout pour la secte de dégonfler le stock de mâles, pour permettre la perpétuation de la polygamie.
Benoit XVI est en visite aux États-Unis. Chef de l’Église catholique, il a déclaré, lors d’un discours devant les évêques américains à la basilique de l’Immaculée Conception, à Washington, que le scandale des prêtres pédophiles, qui avait éclaté en 2000 aux États-Unis, était une « honte profonde » et a causé des « souffrances énormes » pour l’Église catholique. Dans l’avion qui le menait en Amérique, Sa Sainteté a déclaré : « Les pédophiles, je ne parle pas des homosexuels, qui sont un tout autre sujet, ne sont pas admis à devenir prêtres ».
Le Boston Globe avait révélé, en 2002, que l’archevêque de Boston avait affecté à d’autres paroisses des prêtres fortement soupçonnés d’avoir agressé sexuellement des enfants. Plus de 4.000 prêtres sur 42.000 ont fait l’objet, dans ce pays chrétien et pratiquant, d’une dénonciation. L’indemnisation de quelque 5 000 victimes mineures a déjà coûté plus de 2 milliards de dollars, acculant de ce fait cinq diocèses à la faillite. En 2007, l’Église a déboursé 615 millions de dollars, soit plus de 400 millions d’euros. Dans sa tournée, le bon Benoit XVI ne s’arrêtera pas à Boston pour raviver la flamme des fidèles de ce diocèse.
« C’est une grande souffrance pour l’Église et pour moi personnellement que ça puisse arriver. Quand je lis les histoires des victimes, il est difficile pour moi de comprendre comment il a été possible que des prêtres commettent cette trahison. Leur mission était de prendre soin de ces enfants, de leur donner l’amour de Dieu ». Il a aussi admis que le scandale avait été « très mal géré » et a plaidé pour « la compassion et l’attention aux victimes ». Benoit XVI a reconnu que le clergé américain avait traversé une période difficile et qu’à travers ce scandale, les gardiens de l’Église avaient « parfois très mal géré » certains cas de pédophilie. Il a demandé aux catholiques américains de promouvoir la guérison et la réconciliation avec les victimes, ajoutant : « Aussi, je vous demande d’aimer vos prêtres, et de les soutenir dans l’excellent travail qu’ils accomplissent ».
En octobre 2006, la BBC dévoilait l’existence d’un document secret du Vatican indiquant aux évêques la marche à suivre dans les affaires de « crimen sollicitationis », d’abus sexuels sur mineurs. Le Saint-Siège y recommanderait notamment d’étouffer de telles affaires. Selon la BBC, le cardinal Joseph Ratzinger, pendant les vingt ans qui ont précédé son accession au pontificat, aurait fait appliquer les termes de ce document de trente-neuf pages, écrit en 1962. Ces instructions marquées "confidentiel" devaient être conservées dans le coffre de leur église par les évêques. Elles exigeaient notamment le secret absolu, tant du prêtre que de la victime, ou d’éventuels témoins ou personnes au courant. Le non-respect de ce serment pouvait entraîner l’excommunication.
De retour aux États-Unis, le Saint-Père a montré du doigt l’omniprésence de la pornographie et de la violence dans ce pays pour relativiser les choses. « Que signifie de parler de protection de l’enfant quand la pornographie et la violence peuvent être regardées dans de nombreux foyers à travers les médias largement accessibles aujourd’hui ? », a-t-il demandé. Le bon Saint-Père a rappelé que l’action de l’Église devait se déployer « dans un contexte plus large », replaçant le « péché des abus » sexuels dans le cadre « des mœurs sexuelles » de la société américaine.
Joseph Limagne, en éditorial sur Ouest-France, écrit : « Par sa visite, Benoît XVI veut contribuer à tourner une page douloureuse et raviver la foi des catholiques en défendant les valeurs chrétiennes, dont le respect de la personne humaine. Malgré les fautes des siens, le Saint-Père aime le pays dont les billets de banque affichent pour devise « In God we trust » (« Nous croyons en Dieu »), où personne ne craint d’afficher sa foi religieuse. Il juge « fascinante » cette Amérique fondée sur « un concept positif de la laïcité ». L’exact contraire de la situation en France ».
Georges W. Bush a lancé ce vibrant appel à Benoit XVI : « Nous avons besoin de votre message qui refuse la dictature du relativisme ». Et Benoit XVI a répondu, avec l’émotion qu’il faut, dans les circonstances : « Prêcheur de l’Évangile, je viens ici en ami ». Le pape a voulu ainsi tendre un rameau d’olivier aux quelques 70% de catholiques américains qui déplorent la manière dont l’Église a géré le scandale des prêtres pédophiles. Tout en ignorant Boston. Épicentre du scandale.
Alain Bouchet est un ancien mormon. Il livre un témoignage captivant sur le site À propos du Mormonisme.
VIDEO : Enquête en deux parties sur les secrets du Vatican - Première partie
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VIDEO : Enquête en deux parties sur les secrets du Vatican - Deuxième partie
Voici mon commentaire sur le sujet !
Quant on ferme toutes les portes de la vie normale pour les personnes humaines qui font partie de la société et en plus de l’année 2008 après Jésus-Christ.
Dans nos médias de toutes les sortes, est-ce que cela serait possible, de voir davantage de belles scènes d’amour avec parfois un brin d’érotisme, de sensualité et de sexualité, surtout à la télévision et dans certaines émissions. Après tout, anatomie du corps de l’homme et de la femme a bien été créé par quelqu’un de plus brillant que moi : ça c’est certain ! Mais aussi de plus brillant que toi, lui, eux nous etc.
En ce qui me concerne, je préfère sur ce sujet de la création, prendre le mot : Créateur ; parce que c’est ce qui aurait été créé de plus beau, de bon, de normal, de plus sain.
Qu’est-ce qu’il y a de plus beau au monde que de regarder le corps d’un homme ? En tout cas, pour moi ! Et qu’est-ce qu’il y a de plus sain, de plus naturel et d’aussi beau que le corps de l’homme ok là ; que de montrer la nudité du corps humain, à travers un film d’amour, de comédie, de drame, d’anatomie etc. ou à travers une émission de TV, comme en exemple : l’émission Annie et ses hommes qui pourraient démontrer parfois un peu plus de scènes d’amour colportant un brin de sensualité. Ausid, dans l’émission "La Promesse à 9h p.m. en plus ; pourquoi ne pas voir un peu plus, quand nos couples vont au lit ?
Pensez-vous que les jeunes de 16-18 ou 25 ans en ont pas visionnés des films de nudités de sensualité, d’érotismes et même de pornographies, quand ils vont se louer un film sur ce sujet ? Ils ne font pas de mal à personne, selon mon opinion personnelle. Quel mal y a t-il à se faire du bien entre personne adultes consentantes ? Et à démonter dans un film ou une émission, ce qu’il y a de plus beau sur la terre : la nudité des Hommes.
Je ne suis pas d’accord comme l’Église le fait actuellement, à ne voir que du mal, dans la pornographie. Ce qui amène au mal, c’est justement d’enlever toute forme de sensualité, érotisme et sexualité dans la vie, comme dans les films ou la TV. Cela peut même conduire à toutes sortes de déviations importantes, que de tout enlever ces sujets. Bah....allez fonc faire changer d’idée, l’élite religieuse. Après, ils se demanderont pourquoi les jeunes ne vont plus à la messe etc.
Je ne parle pas de l’exagération et de l’abus dans nos télévisions et nos journaux plus accessibles à la population en général. Si je voyais dans le Journal de Québec une scène pornographique normale et saine, je ne cesserais pas d’acheter ce journal. Mais si je veux voir dans un journal ou un magazine, des vues 4X ou 5X, j’irais sûrement là, ou ils se vendent ; souvent derrière les comptoirs et souvent bien cachés ; en tout cas en Beauce.
Selon mon opinion toujours personnelle, il n’y aurait pas eu tant de scandales dans l’Église, si les prêtres avaient accès à l’Amour véritable entre un homme et une femme ; à se marier comme ceux des Églises Anglicanes aux É.U, par exemple.
Il y aura toujours de l’exagération ; cela j’en suis d’accord. Mais, étais-ce plus normal de montrer aux jeunes filles de 12-14 ans, vers 1969, le film : Elga par exemple. Pour recevoir des enseignements sur l’accouchement, imaginez-vous ! Et l’Église était d’accord avec ce film, sinon, on ne l’aurait pas vu au cinéma, avec mes parents ; comme bien d’autres familles en Beauce et au Québec, à l’époque !
Ce fut assez long pour un commentaire, mais cela me fait du bien, vu que je ne suis pas encore rendu sur ces sujets, dans mes nouveaux écrits.
Merci de votre compréhension !
Patricia
De nouveau Patricia,
Le téléphone a sonné juste comme je devais modifier deux ou trois mots très importants, et pour ne pas tout perdre, j’ai cliqué sur envoyer au site avant la correction.
Donc, je voulais mentionner dans la 3ième ligne du 4ième paragraphe, qu’est-ce qu’il y a de plus sain, naturel et beau que le corps de l’homme "et de la femme".....
Celui de la femme n’avait donc pas été mentionné, vu que je parlais déjà que le corps de l’homme était beau, dans les premières lignes de ce paragraphe....ok merci !
Bon, je ne commencerai pas la correction de quelques fautes, je me reprendrai dans d’autres commentaires...ok merci !
Je le disais cette semaine dans un commentaire sur un article de Solange UPar : y a personne de parfait !
Merci à vous tous, de Patricia
Patricia
Centpapiers ne contrôle pas la longueur des commentaires. Seul leur importance compte. Vous avez exprimé tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. D’aucuns seront d’accord. D’autres en désaccord. Il est évident qu’en 2008, tous les jeunes et moins jeunes sont exposés à des réalités auxquelles nos parents et grands-parents n’ont pu avoir accès avec autant de liberté.
Je crois fermement à la liberté de conscience et aux choix personnels pour dicter notre conduite sur cette terre. Et le pouvoir temporel des hommes ne remplacera jamais celui spirituel d’un être supérieur qui vit en chacun de nous, si la maison lui est ouverte.
Pierre R. Chantelois
Alors dans les considerations,
Je pense connaître une femme intimement est quelque chose de bien et d’agreable. N’est ce pas chère Patricia ?
Nul n’a le droit de priver les autres d’une chose aussi bonne qu’est le sexe.
Les pretres de l’Église ont droit au sexe comme nous tous. Il doivent attrapper les femmes dans un cadre que l’Eglise peut definir. Il est donc inutile de se priver de femmes et de se masturber ou de chercher les femmes en cachette ou encore pire de sedomiser des enfants qui ne demande qu’à être aimé.
Je pense que plus que jamais il faut une reforme de la Sainte Eglise Catholique pour permettre aux pretes de se prendre un peu le pieds comme le vin qu’ils adorent tant.

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