• Alexis St-Gelais

    • 6 articles
    • site
    • J’aime bien les rapprochements d’idées qui peuvent sembler à première vue contradictoires. Par exemple, essayez de vous figurer un libéral du PLQ de centre-gauche avec une bonne teneur en nationalisme (attention : pas souverainisme). Tentez maintenant l’expérience avec un étudiant en sciences de la nature passionné de chimie qui s’intéresse en même temps de très près à la chose politique. Visualisez un jeune de 18 ans qui regarde les gens de son âge en se disant qu’il ne colle pas vraiment à sa génération. Imaginez enfin un Saguenéen de corps et de cœur, régionaliste, qui malgré le cliché n’aurait jamais touché à l’alcool de sa vie… Pas facile? Et pourtant, vous être en train de lire quelqu’un rassemblant toutes ces caractéristiques! Pour les besoins de la biographie succincte que vous cherchez tant bien que mal à lire ici, sachez que je suis membre du PLQ depuis décembre 2006, que j’ai travaillé à la campagne de 2007, que j’ai été représentant régional des jeunes libéraux pour l’année 2007-2008 et que je suis responsable des communications pour l’association libérale de Jonquière ainsi que président de notre commission politique jeunesse régionale. J’ai également siégé au Forum étudiant 2008 à l’Assemblée nationale, dans le parti de l’opposition officielle, et irai au Parlement Intergénérationnel cet automne comme parrain du quatrième chapitre de la Charte Intergénérationnelle.

    Élections Québec - On nage en plein délire

    21 novembre 2008 | 1 commentaire(s) | 144 affichage(s)

    Pauline Marois veut que le Québec récupère les pouvoirs (donc les budgets) en culture. C’est louable, et bien que notre plate-forme ne soit pas sortie dans les médias, je crois me souvenir que le PLQ avait adopté une position similaire au mois de septembre, en Conseil Général. Ce qui m’a frappé, par contre, c’est qu’en cas de refus d’Ottawa sur le sujet, Pauline Marois semble envisager un référendum sur la souveraineté.

    Pardon ? On parle bien ici de demander aux Québécois de se prononcer une troisième fois, moins de quinze ans après la dernière, sur leur désir de se séparer du Canada ou non ? On parle bien de ramener la question sur le tapis après que Pauline Marois elle-même nous ait dit qu’elle ne voulait aucun échéancier référendaire ? Alors que l’option stagne sous les 40% dans les sondages ? L’exercice relèverait de la perte de temps la plus totale.

    Mais ce n’est pas le plus grave. Je voudrais attirer votre attention sur les conséquences de l’ère post-Meech, dont le référendum de 1995 qui a été lui-même le déclencheur de bien des maux. Je ne l’apprendrai à personne, le résultat de cette consultation populaire a été extrêmement serré. Il arrivait dans un contexte bien particulier, après l’échec de grandes tentatives de réconciliation avec la Constitution du Canada. Si le OUI a alors remporté autant de voix, c’est parce que plusieurs des désormais fameuses “conditions gagnantes” étaient rassemblées. À la limite, la tenue de ce référendum était sous un certain angle justifiée (et croyez-moi, je dois me faire violence pour vous le concéder). Répéter l’exercice maintenant serait futile, car les chances de victoire sont nulles. Pas de “conditions gagnantes” à l’horizon.

    Le référendum de 1995, ainsi que la saga constitutionnelle, nous ont dirigés dans une sorte de désillusion collective, tant du côté fédéraliste que dans le camp souverainiste. Les déceptions furent si vives de chaque côté que nous sommes encore en train de nous en remettre. La première moitié de la décennie 1990 a causé un traumatisme inconscient qui nous affecte encore beaucoup, et qui rend difficile toute action collective au Québec. Nous sommes dans un lent processus de guérison, et la partie n’est pas gagnée : regardez encore le nombre de personnes qui font référence, régulièrement, aux épisodes du vote ethnique, au scandale des commandites, les uns traitant leurs compatriotes de traîtres et de colonisés, les autres d’intolérants ou que sais-je encore. Le résultat du 30 octobre 1995 nous a marqué au fer rouge, nous a divisé comme jamais. Pourquoi, alors, retourner le couteau dans la plaie encore vive et lancer avec autant de légèreté l’idée d’un référendum sur la souveraineté ? A-t-on seulement conscience, désormais, des conséquences désastreuses que peut avoir ce genre d’exercice sur notre capacité à vivre ensemble et à unir nos forces ?

    Il y a assez de division en ce moment au Québec sans qu’on vienne remettre de l’huile sur le feu. Ce nouveau référendum me reste coincé dans la gorge.

    1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Pas encore d'évaluation)
  • Un commentaire

    • Paul de Montréal

    Le dossier Santé de Marois est assez lourd pour se concentrer exclusivement sur ces erreurs du passé et décrédibiliser la candidature Marois.
    Si vous avez besoin de plus d’erreur c’est que vous connaissez sans doute mal ce dossier.

    En plus d’accélérer les départs, Marois a freiné l’arrivée de nouvelles infirmières

    À la Santé, Pauline Marois avait présidé au départ à la retraite de milliers d’infirmières. Mais dans son précédent portefeuille, à l’Éducation, la chef péquiste avait vigoureusement fermé le robinet et réduit le nombre d’admissions dans les départements de nursing.

    Sans regret, Mme Marois ?

    Pauline Marois n’avoue qu’une faible partie des décisions qui ont sapé les bases de notre système de santé et elle prend soin de ne retenir que celles qui ne démontrent pas d’une manière flagrante son manque de vision au moment où elle était en poste, soit à titre de ministre de l’Éducation, de la Santé et des Services sociaux ou encore des Finances.

    Pauline Marois n’a pas de regrets

    La chef du parti québécois (PQ), Pauline Marois, a affirmé dimanche à Sherbrooke que, si c’était à refaire, elle referait la même chose qu’en 1997, lorsque le gouvernement Bouchard au sein duquel elle était ministre avait mis à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières.

    Laisser un commentaire

    Vous devez être connecté pour publier un commentaire.