Une vaste campagne de dépistage est lancée dans le Bronx. La santé publique de New York lance la plus importante campagne de dépistage de son histoire.
Aux États-Unis, les autorités de la santé publique de New York prennent les grands moyens pour limiter la propagation du VIH. Au cours des prochaines semaines, une vaste campagne de dépistage du virus sera mise sur pied dans le Bronx.
On pourrait croire que le choix du quartier, identifié à la communauté noire, est le fruit d’une tentative de discrimination raciale, mais les responsables de la santé publique ont justifié cette décision par le fait que le Bronx est le secteur le plus afffecté de la ville.
« En 2006, 3.745 New-Yorkais ont découvert leur séropositivité, dont près du quart dans le Bronx. Manhattan, le secteur le plus aisé de la ville, a plus d’habitants séropositifs mais moins de morts du sida que le Bronx, où le quart des séropositifs apprennent leur statut au stade de la maladie. »
Selon le plan prévu, une quarantaine d’endroits ciblés, comme des hôpitaux, des cliniques médicales, des centres de santé et même des lieux de culte, vont offrir systématiquement le test de dépistage à leurs visiteurs. Le test proposé, qui se fera à l’aide d’un simple échantillon de salive, permettra de donner un résultat en moins de 20 minutes.
« L’objectif est de tester l’ensemble des habitants du Bronx âgés de 18 à 64 ans d’ici à trois ans. »
Si tout va bien, le programme pourrait ensuite être étendue à d’autres quartiers de New York. Ce programme tentera aussi de sensibiliser les personnes actives sexuelles au port du préservatif qui permet de limiter la propagation d’autres infections transmises sexuellement (ITS).
À ce propos, il y a deux ans, une éclosion de lymphogranulomatose vénérienne (LGV) avait soulevé beaucoup d’inquiétudes dans le milieu homosexuel newyorkais. Un homme atteint de cette infection avait avoué avoir eu de dizaines de rapports sexuels non protégés avant d’être identifié par la santé publique.
La situation au Québec
Depuis son apparition en 2006, le nombre de cas de LGV a explosé au Québec. Selon les données de la Santé publique de Montréal, 50 cas ont été rapportés dans la métropole depuis deux ans. Au total, c’est près de 60 cas qui ont été recensés dans l’ensemble de la province durant la même période.
Lien : Push in Bronx for H.I.V. Test for All
/BOUCLE_video>POST-SCRIPTUM : Avec New York Times, AFP

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