Outre les questions relatives à la guerre d’Afghanistan ou à l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Alliance Atlantique, le sommet de l’Otan de Bucarest a accordé une place importante à la cybercriminalité. Il reviendra à l’Estonie et sept autres membres de l’OTAN de préparer le lancement, en mai, de travaux sur la création à Tallinn d’un Centre de formation pour cyberdéfense. Près d’un an après avoir subi une série de cyberattaques massives, attribuées à des hackers russes, l’Estonie s’apprête à piloter l’effort de l’Otan destiné à prévenir d’éventuelles attaques en ligne contre les membres de l’Alliance.
Une équipe de 30 personnes, dont une quinzaine d’experts en technologies informatiques, seront employés par ce centre, soutenues et payés par les pays participant au projet. L’Estonie supervisera la création dans sa capitale, Tallinn, d’un « centre de formation pour la cyberdéfense », qui devrait à partir de 2009 mettre au point des méthodes communes pour contrer les attaques informatiques, organiser des exercices, et conduire des projets de recherche.
Outre l’Estonie, le projet est supervisé par les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Lettonie, la Lituanie et la Slovaquie. Le centre estonien doit être officiellement inauguré en 2009 mais les premiers travaux commencent dès maintenant, précise Johannes Kert, l’ancien chef de l’état-major de l’armée estonienne, qui représentera l’Estonie dans la direction du centre. « Le nombre de crimes commis via l’internet et celui de criminels impliqués dans cette activité augmente très rapidement à l’échelle globale », a, pour sa part, indiqué Hillar Aarelaid, chef d’une unité nationale de lutte contre le piratage informatique.
Source : AFP
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