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    Le Devoir reprend une nouvelle de Cent Papiers

    le 12 septembre 2006 | 3375 visites | 7 commentaire(s)

    Le Devoir, sous la plume d’Antoine Robitaille, reprend une nouvelle relevée par Cent Papiers :

    Un problème s’apparentant à du plagiat, datant de l’époque où il était professeur d’université, vient embarrasser le ministre des Relations intergouvernementales, Benoît Pelletier. Ce dernier s’en est expliqué au Devoir, hier.

    [...]

    Le reproche de M. Noppen et de Mme Morisset à l’endroit du texte du professeur Pelletier a été relevé récemment dans un site Internet québécois intitulé Cent Papiers (centpapiers.com), qui se décrit comme un « média citoyen ».

    Il s’agit là d’un exemple de ce que peut être la complémentarité entre médias traditionnels et médias citoyens. Les premiers ne peuvent pas tout voir, les seconds n’ont pas les mêmes moyens pour enquêter.

  • 7 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Considérant la derniere phrase de l’extrait du "Devoir", (cf. Olivier Niquet) il serait bon de se demander si l’on ne devrait en inverser les termes. Ne vaudrait-il pas mieux dire que les auteurs du site internet "Cenpapiers" et les rédacteurs du Devoir ont à l’heure actuelle, grâce au fantastique outil qu’est Internet, les mêmes possilités techniques d’investigation et de vérification, à condition d’avoir un peu de flair et beaucoup d’expérience professionnelle. Ne jamais plus oublier que nous nous trouvons tous devant une nouvelle forme de média tandis que Gutenberg craint de mourir. Bertrand C. Bellaigue

    13 septembre 2006 | répondre | permalien

    À force de s’appliquer à faire les choses, on fini par être récompensé.

    Bon travail monsieur Niquet, vous le méritez grandement.

    18 septembre 2006 | répondre | permalien

    J’aime bien ton approche de la question des relations presse officielle vs. presse citoyenne par le biais de la complémentarité. Ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’aujourd’hui, grâce aux réseaux IP et aux outils numériques, tout le monde peut produire de l’information - les journalistes, les gouvernements, les associations, les entreprises et les citoyens. Ce qui importe, c’est la qualité, la fiabilité et la pertinence de ces informations, peu importe d’où elles proviennent.

    Je me demande si un média affilié à un grand groupe horizontal comme Québécor, par exemple, se permettrait de rendre à une source citoyenne ce qui lui appartient. Le Devoir est un journal commercial, mais « indépendant ». Cela lui confère peut-être un peu plus de liberté... et d’honnêteté.

    7 octobre 2006 | répondre | permalien
    • Antoine Robitaille

    • site

    Nuance : en fait, M. Niquet m’a envoyé un courriel dans lequel il m’indiquait le passage d’un livre qu’il citait dans son blogue. Dire que c’est « une nouvelle de Cent papiers », ce serait un peu excessif, voire trompeur. Et c’est confondre nouvelle et information. Cette information, je ne l’ai pas découverte sur le site, puisque je ne le connaissais pas. Et pour en faire « une nouvelle », j’ai fait mes propres vérifications ; interviewé des auteurs qui accusaient le ministre ; interviewé le ministre. M. Niquet m’a fourni une information, l’a soumise à mon attention via courriel. Autrement dit, la « nouvelle », c’est celle du Devoir, avec les confirmations qu’exigent les règles d’un métier bien défini et qui ne se pratique pas sur un coin de clavier. Si j’ai cité « Cents papiers », c’est que je voulais faire une fleur à M. Niquet qui m’avait donné une information. Mais des informations par courriel, on en reçoit des tonnes. Il n’y a pas ici de complémentarité particulière « entre médias traditionnels et médias citoyens ». Il y a simplement un lecteur qui a envoyé une information à un journaliste. Comme ça se fait depuis des siècles grâce aux pigeons voyageurs, à la poste, au téléphone, au télex, au fax, etc. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, à mon sens...

    8 décembre 2007 | répondre | permalien

    Contrairement à ce que pense M. Robitaille, il y a maintenant quelque chose de très différent entre la période des pigeons voyageurs et aujourd’hui.

    Nous pouvons maintenant mettre en ligne les informations obtenues sans attendre que les médias conventionnels ne le fassent. Des citoyens peuvent échanger l’information, la débattre, l’améliorer...

    Il y a même un lectorat qui maintenant ne s’informe plus dans les médias conventionnels, mais qui veulent avoir des opinions diversifiées de blogueurs en qui ils ont confiance.

    Lorsque je ne prends pas position sur un sujet donné, il m’arrive de recevoir des messages de lecteurs qui me demande de le faire sur mon blogue.

    Certains journalistes se plaignent que leurs médias ne leur donnent souvent pas assez de temps pour vérifier la nouvelle et la traiter. Certains blogueurs développent des réseaux et prennent le temps.

    Le traitement de la nouvelle prend une nouvelle tangente importante.

    8 décembre 2007 | répondre | permalien

    J’ai répondu par courriel à M. Robitaille :

    M. Robitaille,

    Suite à votre commentaire sur un billet traitant du fait que vous aviez repris une nouvelle publiée sur Cent Papiers (http://www.centpapiers.com/Le-Devoir-reprend-une-nouvelle-de,820), j’aimerais préciser quelques trucs.

    D’abord, ledit billet n’annonçait pas une révolution. Nous en sommes bien loin, et l’objectif n’était que d’illustrer que n’importe qui a maintenant le pouvoir de publier, annoter, commenter une information qu’il a trouvé. Si vous avez compris dans ces quelques mots la célébration d’une quelconque victoire du citoyen sur les médias traditionnels, vous vous méprenez.

    Il est vrai qu’à l’époque, compte tenu de la faible renommée de CentPapiers, j’ai dû vous contacter pour vous signaler l’information. Ce n’est pas précisé dans le billet, et c’est sans doute un élément que j’aurais dû spécifier. Néanmoins, à toutes les fois que j’ai dû revenir sur le sujet à d’autres endroits, j’ai mentionné la chose. Il reste que si CentPapiers avait la visibilité des sites similaires ailleurs dans le monde, il n’est pas dit qu’un journaliste ait pu tomber sur cette nouvelle.

    Pour ce qui est de confondre nouvelle et information, bien que je ne prétende pas égaler le journaliste en ce qui a trait aux "règles du métier", il reste que dans ce cas précis, j’ai bel et bien parlé au directeur de cabinet du ministre à quelques reprises, ait parlé aux auteurs qui accusaient le ministre, et suis allé dans une obscure bibliothèque constater de visu les textes originaux mis en cause. Je crois avoir fait un bon travail "d’enquête"...

    Finalement, notez que la seule réflexion que contenait le billet consistait à dire que les journalistes ne peuvent pas tout voir, mais qu’ils ont de bien meilleurs moyens pour enquêter. C’est exactement ce que vous expliquez dans votre commentaire. Il n’y a donc là pas matière à s’indigner, il me semble.

    Continuez votre bon travail.

    Cordialement,

    Olivier Niquet

    9 décembre 2007 | répondre | permalien
    • antoine robitaille

    • site

    M. Viger, vous n’avez pas du tout compris ce que j’ai écrit : j’ai dit qu’en ce qui a trait à CE CAS PRÉCIS de l’article sur Pelletier, il y a rien de nouveau sous le soleil. Contrairement à ce que M. Niquet prétendait, il n’y avait pas lieu de voir DANS CE CAS PRÉCIS une « complémentarité entre médias traditionnels et médias citoyens », comme M. Niquet le soutient. Puisque c’est FAUX —et il le reconnaît plus haut— de dire que j’ai repris une nouvelle de CentPapiers. Il m’a signalé (et il aurait pu le faire avec un pigeon voyageur !) une information qui se trouvait déjà dans un... livre, voilà tout ; information dont j’ai fait une nouvelle par la suite en respectant les règles de mon métier. En interviewant le ministre, notamment. C’est tout ce que je faisais remarquer. Je n’en suis aucunement indigné. Je rectifiais une information dont on tirait une interprétation erronée. Quant au fait que « des citoyens peuvent échanger l’information, la débattre, l’améliorer... », je dirais : 1) encore faut-il que les « citoyens » se comprennent bien entre eux ; prennent le temps de lire avant de « s’exprimer ». Très souvent, dans les forums, les commentaires déraillent totalement ; 2) pour « améliorer » une information, il faut enquêter. Très très très peu de citoyens ont le temps, les ressources, les connaissances (et la patience !), pour faire ce boulot correctement. Ajouter des opinions n’améliorent pas l’information. Ça contribue au débat, peut-être, mais n’ajoute rien à l’information, c’est-à-dire à l’examen des faits. Il me semble que dans cette question des prétendues nouvelles formes de journalisme, il y a beaucoup de choses à démêler.

    9 décembre 2007 | répondre | permalien

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