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« Que l’Assemblée nationale réitère sa volonté de promouvoir la langue, l’histoire, la culture et les valeurs de la nation québécoise, favorise l’intégration de chacun à notre nation dans un esprit d’ouverture et de réciprocité, et témoigne de son attachement à notre patrimoine religieux et historique, représenté notamment par le crucifix de notre salon bleu et nos armoiries ornant nos institutions. »
C’est par cette prière que nos élus ont souligné le dépôt du rapport de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. Comme des élections générales peuvent être déclenchées à tout moment et que les trois partis aspirent au pouvoir, nos députés ont unanimement appuyé cette motion qui ressemble beaucoup plus à une marque de séduction envers les électeurs qu’à l’expression authentique d’un désir de changer l’ordre des choses. Plusieurs s’attendaient à une réaffirmation de l’identité québécoise alors que d’autres espéraient des méthodes pour encadrer la coexistence de différentes traditions. Nos formations politiques préfèrent pour l’instant conserver le crucifix au salon bleu. Doit-on croire en un attachement aux valeurs chrétiennes d’amour, de fraternité et de partage ou simplement tracer un lien entre un Jésus chuchotant au président de l’assemblée « pardonnez-leur, les députés ne savent pas ce qu’ils font… »
Suite à la sympathie reconfirmée des québécois pour leur premier ministre, les conseillers du Parti Libéral ont peut-être trouvé une méthode efficace pour projeter l’image patriarcale du chef de notre gouvernement minoritaire… Du haut de sa colline parlementaire, Jean-Baptiste Charest nous donne l’impression de tendre la main vers le peuple en lui promettant que le fils de Dieu conservera sa place dans la maison et qu’il guidera les décisions qui l’attendent. Le vote de l’âge d’or est sécurisé.
On a parfois l’impression que les politiciens alimentent les débats sur le nationalisme et les traditions afin de distraire l’opinion publique. Comme plusieurs québécois, je préfèrerais que l’Assemblée nationale se concentre à sécuriser l’existence même de notre langue, qu’elle facilite l’intégration des gens qui veulent s’installer ici avec nous, qu’elle force les ordres professionnels à reconnaître les diplômes détenus par les immigrants, de confirmer l’égalité entre les femmes et les hommes et qu’elle trace les balises du raisonnable et de ce qui ne l’est pas.
Je ne croyais pas qu’on mettrait une croix là-dessus.
/BOUCLE_video>Le plus grave, c’est que la population AIME le rapport B-T. Elle AIME Charest. Elle se voit belle dans les yeux de ceux qu’elle aime... Il ne reste rien de l’esprit d’épanouissement que les plus vieux d’entre nous ont connu... Parlons d’autre chose...
Ces deux articles sont les derniers que j’aurai écrits sur la question nationale
http:/nouvellesociete.org/5188.html
http:/nouvellesociete.org/5189.html
Pierre JC Allard

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