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Au-delà de la critique qu’il fait de l’ADQ et de la dernière motion de Mario Dumont, qui pouvait ultimement faire tomber le gouvernement, l’auteur tente ici de faire ressortir l’absurdité de notre système démocratique archaïque et désuet...
La longue mèche de la motion mariodumontesque s’est consumée assez longtemps pour catapulter sous le feu des projecteurs médiatiques son désir de débureaucratisation par raccourci, mais ne restera qu’un pétard mouillé pour la démocratie.
Il était clair que ce coup était pipé et qu’un appui du côté péquiste était un fantasme malavisé, de la manigance à peine voilée. Mais la grande question : comment les fervents mariodumontistes peuvent-ils se regarder dans le miroir aujourd’hui alors que leur Grand Manitou handicape ainsi l’Assemblée Nationale pour démontrer sa position divergente ?
Pourtant, tout le monde la connaissait déjà sa position : il n’en veut plus des commissions scolaires, mais encore ! N’importe quel citoyen peut ne plus en vouloir, comme lui, mais il faudrait bien qu’il aille plus loin que la simple position d’un citoyen. Ce citoyen qui peut, s’il le désire, puisqu’il n’a pas été élu pour travailler dans notre intérêt à tous, choisir entre le noir ou le blanc. Peut-être qu’un projet de loi aurait été plus constructif ? Par contre, on voit bien où ça peut mener...
Pour un homme ouvertement populiste qui prétend vouloir brasser du concret, il encourage ici la politicaillerie, bien assis dans son carré de sable personnel, en lançant cette flèche avec son arc-jouet, ce qui est très éloigné de l’action. Alors, avec « action » et « démocratique » dans sa dénomination, il serait aisé d’accuser ce parti mégalomaniaque d’avoir perverti ces termes hautement positifs dans un but de mise en marché. Bon, j’admets que ce choix date de plusieurs années et qu’il peut difficilement être mis à jour...
Voilà bien le problème : on accapare la démocratie, qui devrait être bien avisée, pour la réduire à un rapport unilatéral entre un roi et ses ouailles. On se targue de l’action, qui devrait faire avancer les choses, mais on fait de plus en plus souvent le « moonwalk » !
Pourquoi pas alors « L’Option Autocratique du Québec », ça serait un peu plus clair !
Sans blague et sans sarcasme, ne serait-il pas temps de débarrasser l’Assemblée Nationale de la partisanerie ? Donc d’enlever le plus possible le petit côté stratégique des travaux de nos élus ? En tant que néophyte de la mécanique parlementaire, je me demande s’il n’y aurait pas moyen de rejeter à la base ce genre de tactique qui est clairement improductive.
Le seul moyen que je verrais serait d’ajouter un jugement direct, externe et impartial à ce qui se passe à l’Assemblée : un genre de comité moral qui veillerait à proscrire des démarches de la sorte. Car, à la base, je ne suis pas contre l’idée de pouvoir faire une motion de confiance, mais c’est la préparation qui manquait, et surtout un appui assez solide pour justifier cette démarche. Mais tant que nos élus défendront autant, sinon plus, leur parti que les électeurs, la joute politique paraîtra truquée pour la majeure partie de la population. Ce n’est donc pas si surprenant de voir la population se rabattre alors sur le culte de la personnalité.
/BOUCLE_video>Tu y arrives Renart ! Tu démontres bien saisir les vrais enjeux mais surtout la duperie. Entre autres, l’interventionisme outrancier de Mario qui accapare la scène simplement pour démontrer un semblant de démocratie et faire plaisir dans le fin fond de tout cela à son "ami" Jean qui gagnera malheureusement en popularité simplement en regardant aller sa girouette préférée.
Daniel Bédard,
franchement, vous me trouverez susceptible, mais je me serais bien passé du petit côté paternaliste inclus dans la formule : « Tu y arrives Renart ! »...
Et le lien amical que vous semblez induire entre Jean Charest et Mario Dumont est ma foi assez inédit !

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