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Quelques questions pour la STM et les autres commissions de transport en commun ailleurs au Québec.
En fait, le titre est délibérément trompeur. Ce ne sont pas que les Montréalais et ce ne sont pas tous les Montréalais qui pourront être suivis à la trace. Ils ne seront pas non plus suivis partout et peut-être même ne le seront-ils pas, après tout. Mais ils peuvent l’être, sans le savoir.
Vous me suivez patiemment tout en vous demandant où diable je veux bien vous mener. Toutes ces précautions n’ont qu’un but : ne pas vous faire croire que la nouvelle carte à puce que la Société de transport de Montréal (STM) va implanter l’automne prochain est le Diable incarné. Mais il ne faut jamais non plus perdre de vue que le Diable est dans les détails.
Comme outil de suivi d’un individu, la carte à puce est moins efficace que le téléphone cellulaire. Ce dernier permet de savoir où vous êtes à quelques mètres près. Une nouvelle génération de cellulaires promet d’être encore plus précise. Dans le cas de la carte à puce, ce sont vos déplacements en métro et en autobus qui pourront être suivis.
Pour la STM, c’est un outil en or. Les planificateurs vont disposer de données beaucoup plus précises sur les usagers abonnés à la carte à puce. Par exemple, où vont le samedi matin les hommes de cinquante ans aux yeux pairs qui mesurent cinq pieds onze. Je blague bien sûr, mais savez-vous en ce moment le type de données que la carte va transmettre au passage lorsque vous l’utiliserez pour passer les tourniquets du métro ?
Ce dont il s’agit exactement, c’est de technologie d’identification par radiofréquence. Le véritable « choc technologique » n’est pas tant de devoir changer nos habitudes, que d’accepter qu’un organisme public soit en mesure de suivre nos moindres déplacements dans le réseau de transport dont il a la charge (Un enjeu délicat : les renseignements personnels)
En France, cette possibilité a soulevé un tel tollé que même la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a émis un avis défavorable. La RATP (transports en commun de Paris) a dû reculer (Navigo se fait enfin discret).
Ici au Québec, on se demande bien où est la Commission d’accès à l’information. Sans doute étudie-t-elle encore la question. Il est vrai qu’elle dispose de tellement peu de moyens (voir mon billet du 14 juin 2007 : La commission d’accès à l’information du Québec est à l’âge de pierre informatique).
En fouillant sur son site, j’ai découvert un avis émis en 2006 (La technologie d’identification par radiofréquence (RFID) doit-on s’en méfier ?) qui contient plusieurs questions auxquelles on aimerait bien que la STM et les autres commissions de transports en commun qui ont ou qui vont adopter la même technologie répondent :
La responsabilité des renseignements personnels
Au total, cela fait beaucoup de détails derrière lesquels le Diable peut se cacher, ne trouvez-vous pas ?
/BOUCLE_video>N’oublions pas aussi que la sécurité a été donnée à contrat à Verint, une compagnie israélienne dans laquelle ont retrouve des gens avec des liens au Mossad, agence de renseignement et c’est la même compagnie qui était responsable des vidéo qui n’ont pas fonctionné comme par magie la journée où les bombes ont explosé dans le métro de Londres, qui l’on sait maintenant, fut organisée par les sevices secrets de l’Angleterre.
Cette puce RFID va être dans nos passports et carte ID qu’on va essayer de nous faire passer comme mesure ant-terroriste (bidon) et est en train de remplacer les codes barres de tous les produits, pouvant ainsi suivre à la trace toutes vos transactions, habitudes et déplacements. De plus, croyez-le ou pas, le but final est de nous implanter la puce. Ils nous ont déjà vendu le concept avec les animaux domestiques, les enfants au cas où ils disparaissent, les personnes âgées malades ou non autonomes, les criminels comme les pédophiles, alors la dernière frontière c’est nous, le reste de la population.
Michel, ce n’est pas de la paranoïa, c’est vraiment une tendance et une volonté claire qui est graduellement mise en place. Une société contrôlée par la technologie. Un état policier scientifiquement et technologiquement géré.
Continuez de garder l’oeil ouvert, vous visez dans le mille.
Amicalement,
François
N’oublions pas aussi que ces cartes vont permettre de calculer la distance parcourue par les usagers et donc de moduler la facturation en conséquence. La STM manque chroniquement d’argent, alors ils pourraient trouver cela tentant.
Je pense qu’il faudrait faire une plainte au Commissaire au droit à la vie privée et/ou à la Commission des droits de la personne.
On propose déjà d’implanter la puce aux bobbies londoniens, sous prétexte de vouloir les secourir plus facilement en cas de besoin. Mon œil !

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