La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.
Pour une victime d’abus sexuels, créer une fondation peut faire partie du processus de guérison. Pour certains, la mission devient un fardeau lourd à porter.
Plusieurs médias ont annoncé la retraite de Nathalie Simard dans l’industrie du Show Business.
Après un long silence, un silence qui tue, en 2003 Mme Simard fait son coming out et dénonce les abus sexuels qu’elle a subis de la part de son gérant et pédophile Guy Cloutier. S’en suit un procès éprouvant. Il ne faut vraiment pas banaliser la charge émotive d’un tel procès médiatisé pour une victime d’abus sexuels.
À la fin du procès, s’enchaînera à un rythme d’enfer : entrevues médiatiques, lancement d’un livre, création de la Fondation Nathalie Simard, séries de conférences sur les abus sexuels à travers le Québec, une chicane familiale… Un retour à la vie publique dès plus essoufflants.
Ensuite Nathalie Simard planifie son retour à la chanson, sa carrière, sa raison d’être professionnelle. Épuisement, fatigue, panique… Les détenteurs de billets pour une tournée trop “booké” pourront se faire rembourser. Nathalie Simard quitte la vie publique, se retire.
Cela n’est pas sans me rappeler plusieurs histoires qui ont certaines similitudes. Un parent qui a perdu en enfant par suicide, une femme qui perd sa soeur dans une tuerie, un père qui a perdu sa fille aux mains d’un meurtrier, un père dont son fils s’est suicidé à cause du jeu compulsif, un joueur compulsif qui a survécu a une tentative de suicide, un homme séropositif… Lise Mondor, Heidi Rathjen, Pierre-Hugues Boisvenu, Sol Boxenbaum, Did Tafari Bélizaire, François Blais… Et j’aurais pu mettre une quantité énorme de noms.
Lorsque nous traversons des événements qui nous sont pénibles, il n’est pas rare d’observer qu’une des réactions soit de vouloir sauver le monde et tous les autres qui passent par les mêmes souffrances que nous. Nous devenons hypersensibles. La cause prend le dessus. Au départ, la mission que l’on se donne peut être une forme de thérapie. Elle peut aussi rapidement devenir un fardeau lourd à porter. Très lourd.
J’ai vu des gens vouloir partir des fondations et des organismes d’intervention. Des gens qui ont fait un burn-out, d’autres qui se sont suicidés. Par respect pour les survivants, je ne mettrais pas de noms sur ces victimes qui sont devenues leurs propres bourreaux.
Je suis content d’apprendre que Nathalie Simard a su se respecter et mettre des limites. Question de se respecter. Question de respecter toutes les victimes d’abus sexuels qui se sont reconnues en elle et qui n’auraient pas pu survivre à un burn-out qui aurait pu amener à son suicide.
Merci Mme Simard de prendre soin de vous.
/BOUCLE_video>Bien des burn-out et suicides surviennent suite à de grandes injustices, et trop souvent hélas, ces personnes sont trop seules à se lever debout pour dénoncer des abus de toutes sortes et sur tous les sujets.
Souvent là est le vrai bobo, et notre société va changer, quand les gens changeront. La société c’est quoi ? Le Gouvernement c’est quoi ? l’état c’est quoi ? Ce ne sont que des mots, des Cie sans nom, des Cie à numéros etc. sans cœur, sans visage etc.
Quand il y a une personne, il y a aussi un citoyen de la société, du gouvernement,de l’état ; Alors il l y a un visage, un cœur, un gros bon sens ; et deux personnes et la société débute, le gouvernement débute, l’état débute !
Mais là ou nous en sommes rendus, c’est à se demander si cela vaut vraiment le coup de s’impliquer dans une société aussi individualiste. Chacun pour soi, on laisse les autres s’arranger et on ne voit, on ne regarde et on ne s’en même plus : voilà comment la plupart des gens fonctionnent.
Et, ce sont leurs décisions, leurs choix de conscience ; maintenant je le sais que nous n’avons à rendre des comptes qu’à nous-mêmes d’abord, ensuite.......à qui vous voudrez bien radoter vos consciences intimes, d’accord !
Un jour ou l’autre, le temps de se réveiller est au rendez-vous. Qu’est-ce que cela change ? Pas grand-chose si la personne qui s’était lancée à corps perdu dans une ronde pour changer le monde ; continue de croire que oui, c’est possible de changer le monde.....en autant que l’on voit à se changer d’abord et ensuite le reste se fait naturellement.
Là, c’est le temps d’aller prendre une randonnée à l’air pur, une ballade en moto, visionner un film sans fusil, ça va ?
Nathalie Simard en a réveillée des personnes victimes et des bourreaux et des persécuteurs (trices). En leurs temps, ces personnes réaliseront qu’il est mieux de quitter la roue de la violence : victime, persécuteur, bourreaux !
Là c’est le temps pour la Vie et la Vie en abondance, pour la joie intérieure, la paix intérieure qui va refléter à l’extérieur peu à peu et lentement mais sûrement.
Maintenant je le sais !
Que je ne connais et que je ne sais pas vraiment grand chose ; même si je suis âgée d’un demi siècle et deux années en plus.
Autant retourner faire dodo ; je n’arrivais pas à trouver le sommeil, et ce fut mon cadeau de fête en premier : prendre du bon temps pour visiter d’autres articles intéressants, en ajoutant mon grain de sel.
Patricia

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
À propos de Cent papiers | Tous droits réservés, Cent Papiers 2006-2007 | Roule sous Spip 1.9.2b | Design: Olivier Niquet | Écrivez-nous !