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    Regis Labeaume explose contre Guy Chevrette !

    le 26 janvier 2008 | 648 visites | 2.95 / 5 | 4 commentaire(s)

    La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.

    Regis Labeaume explose contre Guy Chevrette !

    Le nouveau Maire de Québec, Régis Labeaume, vient de nous prouver qu’il n’avait pas encore tout à fait apprivoisé ses nouvelles fonctions de politicien municipal. Sa sortie disproportionnée et malhabile contre le représentant du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), Guy Chevrette, nous le démontre bien. En effet, comme le titrait le Média Matin Québec de vendredi, le Maire Labeaume a littéralement envoyé « paître » Chevrette.

    Cette réaction fait suite à une demande du CIFQ et de M. Chevrette pour que la ville de Québec envisage d’utiliser le bois provenant du Québec, plutôt que celui de la Colombie-Britannique, dans la construction du futur stade de soccer. Réponse de M. Labeaume : « Qu’ils se mêlent de leurs affaires, ils ne viendront pas me dire comment gérer ma Ville, a explosé le maire Labeaume. On est allé en soumission, le service des approvisionnements est à examiner tout ça et on ne changera pas les règles pour Guy Chevrette. »

    Ce genre d’autoritarisme est peut-être bien vu dans une entreprise privée, mais je crois que c’est un peu différent quand il est question de la gestion d’une ville. Envoyer les gens « paître » quand ils nous font des demandes courtoises, je trouve ça un peu déplacé et disgracieux. On n’est pas obligé d’accepter les demandes de tout le monde, mais il faut au moins avoir l’habileté de les rejeter gracieusement. Il ne faudrait pas que M. Labeaume oublie qu’il est le premier représentant de l’image de la ville et de sa population. Avec une telle sortie, il nous fait carrément passer pour des gens qui manquent de classe. Allez lire la lettre vous-même. Vous constaterez probablement comme moi qu’il n’y avait pas matière à envoyer promener M. Chevrette. Au contraire, je crois même que sa demande est tout à fait légitime.

    Le Québec vit présentement une très grave crise dans l’industrie forestière. Plusieurs centaines d’emplois ont été perdus à travers les régions de la province. Et, malheureusement, il n’y a rien de meilleur qui s’annonce pour l’année à venir. Dans un tel contexte, comment un Maire d’une ville québécoise d’importance peut-il lever le nez aussi facilement et aussi radicalement sur le bois d’ici ? Je comprends bien que M. Labeaume a promis de gérer sa ville comme une entreprise, mais il y a de grosses différences entre la gestion d’une ville et celle d’une entreprise. Une des plus importantes est que l’économie d’une ville n’évolue pas en vase clos. Un PDG d’une entreprise a souvent intérêt à faire mourir les autres entreprises qui évoluent dans le même secteur économique que lui. Un Maire d’une ville doit agir différemment. M. Labeaume n’a absolument aucun intérêt à ce que l’économie des régions du Québec se détériore davantage. Quand une usine du Lac-Saint-Jean ferme ses portes, cela se répercute assurément sur la capacité de ses travailleurs à venir passer des fins de semaine dans la Capitale ou à venir assister au festival d’été de Québec. Il ne faut pas penser que la ville de Québec est dans une bulle. Les fermetures d’usines passées et celles à venir se répercutent assurément sur l’économie de la ville. Il faudrait être un peu idiot pour ne pas savoir cela.

    Je ne suis pas en train de dire que M. Labeaume est un idiot. J’aime plutôt croire qu’il n’a pas encore réussi à se débarrasser de ses vieux réflexes de businessman. J’espère seulement qu’il se réveillera assez rapidement et qu’il reviendra sur sa décision. Il n’y aucune raison pour que Québec ne prenne pas son bois dans nos forêts. Surtout qu’une aide du gouvernement québécois aurait pu compenser pour la différence du prix entre le bois de la Colombie-Britannique et celui du Québec.

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  • 4 COMMENTAIRE(S) | Répondre à cet article

    Moi je trouve que Labeaume a bien répondu. Ça va faire l’ingérence et le copinage. Labeaume va en appel d’offre, trouve son fournisseur, et il ne doit rien à personne. C’était un peut déplacé de Chevrette de dire quoi faire à Labeaume.

    26 janvier 2008 | répondre | permalien

    Juste une question pour vous. Pourquoi acheter le bois en Colombie-Britannique si la ville de Québec pouvait l’avoir au même prix ici, au Québec ? Et je ne comprends pas vos allusions d’ingérence et de copinage. Pouvez-vous expliquer ?!

    26 janvier 2008 | répondre | permalien

    Emmanuel

    Vous avez parfait raison. J’en veux pour seul exemple le 400e de Québec : Après le congé des Fêtes, le maire Labeaume ne cachait pas son désarroi concernant l’Opéra urbain, mais il s’en remettait totalement au remplaçant de M. Boulanger, Daniel Gélinas, en ce qui concerne ce spectacle prévu pour le 5 juillet prochain. « Le directeur général du 400e va prendre les bonnes décisions dans ce dossier-là. L’Opéra urbain, c’est un fouillis total. Il y a un spin incroyable autour de ça, mais il y a un bout à mettre 5, 6 ou 7 M$ sur un spectacle qui n’est pas structuré », affirmait-il.

    Ce n’est évidemment pas de l’ingérence politique, cela. Et quel a été le résultat de cette déclaration ? L’annulation pure et simple dudit spectacle. Et que s’est-il passé ? Selon Le Soleil : « M. Labeaume n’a visiblement pas apprécié les critiques de Gilbert Rozon, qui a notamment accusé le directeur de la Société du 400e, Daniel Gélinas, d’utiliser le budget de l’Opéra urbain pour bonifier la programmation du Festival d’été. « Si le 400e a décidé de ne pas y aller (avec l’Opéra urbain), c’est pas compliqué, c’est parce qu’il y avait des raisons organisationnelles sérieuses. On va se passer des plaintes de M. Rozon. Qu’il nous dise qu’il a perdu un contrat et que ça le fâche, c’est ça la vérité ».

    Monsieur Labeaume donne dans la dentelle.

    Pierre R.

    27 janvier 2008 | répondre | permalien

    Merci pour votre commentaire ! Je crois que les occasions de critiquer M. Labeaume abonderont d’ici à la fin de son mandat. Il faut demeurer vigilant !

    27 janvier 2008 | répondre | permalien

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