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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
5 août 2012 |
2 commentaire(s) |
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La beauté ne se définit plus par un tour de poitrine généreux, une bouche pulpeuse, une chevelure épaisse. Le néo-beau est freak. Il s’accessoirise d’implants, de cheveux bleus ou d’ongles customisés.
La surprise chez Lady Gaga est devenue presque une philosophie de vie. Comme un leitmotiv, elle tente quotidiennement de surprendre. Une robe de gala en viande fraîche, un chapeau cousu à la fibre capillaire, les robes SM en latex… La chanteuse enchaîne les looks « freaks » pour, non pas atteindre le coeur de ses fans, mais leurs esprits. Son dernier happening arty était son clip Born this way, où la chanteuse s’affiche avec de faux implants au visage. Une métamorphose corporelle qui place le make-up au-delà du simple maquillage de scène. Des faux implants aux épaules, au front et aux pommettes, la chanteuse renoue ainsi avec la scène underground du Body Art.
Les implants, une philosophie de vie…
Orlan, la célèbre plasticienne française est l’une des premières à oser l’implant facial. Ambassadrice de l’art charnel, elle se concentre sur la métamorphose de son propre corps. Elle se fait poser deux implants (normalement utilisés pour rehausser les pommettes) au-dessus de ses sourcils, de chaque côté du front.
L’implant force l’interrogation et pose le débat. Le corps, la liberté, le beau est remis en question à travers cet acte chirurgical. Plus qu’une simple opération esthétique, l’implant s’impose comme une réflexion sur l’esthétisme. Un activisme corporel qui tente de dépasser les frontières biologiques. Un besoin de se rapprocher physiquement de l’idée que l’on se fait de l’être du futur.
Les spécialistes comme le chercheur David Le Breton, auteur de Signes d’identité. Tatouages, piercings et autres marques corporelles (Editions Métailié), considère ce désir de mutations physiques comme une influence indirecte de la série Star Trek. Cette série cristalliserait tous les fantasmes humains de l’être idéal du futur. Un désir de perpétuer la célèbre théorie de l’évolution des espèces de Darwin, vers une vision nettement plus futuriste. Après avoir évolué du singe à l’Homme, ces militants veulent pousser cette évolution de l’Homme vers le cyborg.

Vers une nouvelle définition du Beau
L’image d’Épinal du Beau ennuie. La Vénus de Boticelli, censée représenter l’idéal du beau, ne fait plus rêver. La génération 2.0, nourrie de mangas et de science-fiction, veut une nouvelle Joconde, à l’image de ses références. Des défilés Alexander McQueen à Orlan en passant par Lady Gaga, la beauté hybride s’impose comme une forme de militantisme esthétique.
La beauté ne se définit plus par un tour de poitrine généreux, une bouche pulpeuse, une chevelure épaisse. Le néo-beau est freak. Il s’accessoirise d’implants, de cheveux bleus ou d’ongles customisés.

L’implant sous cutané sort de sa torpeur underground pour faire son coming-out esthétique. La couverture d’ID magazine avec Lady Gaga célèbre l’implant 3D comme le nouveau tattoo. Un moyen de casser les canons actuels de la beauté pour les faire évoluer vers une image nettement plus hybride.
Moins déroutant que l’implant facial, le cheveu bleu tente d’orienter l’être humain vers une beauté plus cyborg. Une influence du blockbuster Avatar qui pousse à imaginer la nymphette du futur avec le cheveu indigo. De Katy Perry à Anna Piagi, le bleu klein s’impose comme le nouveau noir… En seulement une saison, beaucoup de stars y ont succombé. Aperçu en version nuances bleutées au défilé Proenza Schouler, en bleu de méthylène chez Manish Arora, le bleu permet de militer pour un futur, ni blond, ni roux, ni brun… mais bleu !




Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables. Dans cette optique, les penseurs transhumanistes comptent sur les biotechnologies et sur d’autres techniques émergentes. Source





http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2011/09/ces-neos-epouvantails.html
La réalité dépasse la fiction …
Le cauchemar total de la déshumanisation …
J’espère que cela ne concernera que les exhibitionnistes !
Tk.
5 h 33 min, le Dimanche 2 octobre 2011Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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