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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
5 novembre 2011 |
1 commentaire(s) |
vu 1 479 fois Image Flickr par annareece1
Déjà en 1995, Jacques Cheminade, candidat présidentiel à la présidence française, dénonçait le cancer financier qui rongeait l’économie réelle. Il avertissait que si la France et l’Occident en général ne changeaient pas ses politiques économiques en redonnant le contrôle de la monnaie et du crédit productif aux États en lieu de les laisser au «marché», c’est dire à la City de Londres et Wall Street, de lancer de grands projets d’infrastructure avec les yeux du futur, l’occident se dirigeait droit au mur et aux risques de guerres généralisées.
Si alors la presse de l’«establishment» français fit tout en son pouvoir pour le ridiculiser, c’était l’époque de la mondialisation triomphante, pour faire une campagne de salissage et d’assassinat de caractère, lui affublant des quolibets de toutes sortes passants d’agent de Saddam Hussein à la classique accusation d’antisémitisme complètement infondée, qu’un journal de «gauche» comme le Nouvel Observateur fit dans la pure propagande soviétique et réussi à affirmer qu’il n’y avait que huit candidats présidentiels et non neuf et à ne jamais mentionner son nom, qu’il reçut légalement moins d’heures d’antenne qu’à celles auxquelles il avait droit, que scandaleusement son compte de campagne fut rejeté par le Roland Dumas, alors qu’il était le plus petit compte de dépense et qu’aujourd’hui on sait que le conseil constitutionnel où siégeait Dumas savait très bien que les comptes de campagne de Chirac et Balladure avaient explosé les plafonds légaux, aujourd’hui, force est de constater qu’il a eu raison et ses adversaires ont eu tord.
Mais pourquoi taper si fort s’il ne s’agissait que d’une petite mouche sans importance? Vous le comprendrez aisément en prenant connaissance de ses idées et de son programme, qui inclut l’établissement de la loi Glass Steagall, anathème dans le monde bancaire actuel, pour séparer les banques dites universelles en banques d’investissement d’un côté et de dépôt de l’autre, interdisant donc la spéculation avec les dépôts des épargnants, que l’État français reprenne le contrôle de la Banque de France et ainsi ne plus être dépendant des marchés pour les crédits nécessaires aux grands projets de développement et surtout, mener la guerre contre la City de Londres et Wall Street, tout candidat sérieux ne la menant pas de front se condamne à l’impuissance et n’est tout simplement pas sérieux s’il prétend défendre la République française et le bien commun de tous les citoyens français. Et quel politicien aujourd’hui dénonce les conditionnements culturels que nous subissons en permanence et appelle au développement de nos facultés créatrices?
En 2007, sa campagne dénonçait le fascisme financier : nous y sommes : c’est la dernière chance pour y mettre fin et sortir d’une logique menant directement à la troisième guerre mondiale et au retour du colonialisme franco-anglais tel que voulu par Tony Blair et son petit caniche Sarkozy prêchant partout la fin des États-Nations et du système de Westphalie, qui au nom de «l’ingérence humanitaire» se permettent de revenir aux politiques coloniales avec l’appui d’un Obama qui ne fait que poursuivre en pire la politique de Bush dictée depuis Londres, telles ces sophistes d’Athènes qui au nom de la justice clamait l’intervention en Sicile qui ne cachait en réalité que son intention impérialiste de contrôler le grenier à blé qu’était alors la Sicile. Mais tout lecteur de la Guerre du Péloponnèse de Thucydide sait très bien comment termina l’empire «démocratique» d’Athènes et qu’en lieu de suivre son exemple et l’exemple romain, il est grand temps de s’inspirer de Solon qui effaça les dettes impayables qui avaient réduit une bonne partie de la population en esclavage. Relançons de grands projets communs qui unissent l’humanité dans une mission commune, tel, comme le préconise Cheminade le développement du projet Transaqua en Afrique pour un réel développement de ce continent meurtri en lieu du pillage et du non-développement néocolonial ainsi que reprendre le projet, car si la Terre est le berceau de l’humanité, on ne reste pas toute sa vie dans son berceau!
Si Cheminade ne sera probablement pas le prochain président, sa candidature se veut le catalysateur des forces républicaines en France, des jaurésiens comme des gaullistes, et cet article permettra aux Canadiens et Québécois de connaître la résistance française qui sera vraisemblablement pas couverte par nos mass médias, ou très mal couvert : internet nous permet de juger pièce.
Son discours de lancement de campagne : version écrite ici.
«Je vais commencer par des paroles lourdes. Nous sommes en guerre. Elle n’est pas visible, mais elle est déclarée, insidieuse, et elle est destructrice. Un conglomérat d’intérêts financiers opérant depuis la City de Londres et Wall Street domine aujourd’hui le monde. Sa loi est le profit à court terme, la possession, la cupidité, le saccage social et la manipulation des esprits.
Nous sommes à un tournant de l’histoire dans le monde et en Europe. Ou c’est eux, ou c’est ce que nous défendons. Le féodalisme financier combattu par le programme du Conseil National de la Résistance du 15 mars 1944, et l’outrage fait au travail humain, dénoncé par la déclaration de Philadelphie du 10 mai 1944, sont de retour.
Par ses dimensions mondiales, notre crise dépasse celle de 1929 et aboutira à des orages bien pires encore, si nous ne lui portons pas immédiatement un coup d’arrêt. Nous savons, depuis Goya et la guerre d’Espagne de Napoléon, que le sommeil de la Raison engendre des monstres.
Je veux aujourd’hui vous présenter un projet de combat et de reconstruction, un combat que l’on doit gagner, pas pour le plaisir de gagner, mais pour pouvoir reconstruire. Car il est possible de s’en sortir par le haut, en mobilisant nos meilleures ressources pour rendre à nouveau vivant ce que notre histoire a pu porter de meilleur.»
Jacques Cheminade, 15 octobre 2011, Saint-Ouen
Cheminade2012 – discours de lancement de campagne par Cheminade2012
Sa campagne de 1995 à 2011 :
1995-2012: le combat de Jacques Cheminade contre… par Cheminade2012
On peut aussi voir le panel de trois importants économistes français qui intervinrent lors du lancement de la campagne présidentiel de Jacques Cheminade, soit François Morin (Professeur émérite à l’Université Toulouse I, ancien membre du Conseil d’analyse économique du premier ministre et du Conseil de la Banque de France ; il conseilla le gouvernement Mauroy pour les nationalisations de 1981…, auteur du livre Un monde sans Wall Street), Henri Sterdyniak (Directeur du Département économie de la mondialisation à l’OFCE et membre-fondateur des Economistes atterrés) et Eric de Keuleneer (Professeur à la Solvay Brussels School of Economics – ULB).
Introduction au panel des économistes – AG 2011… par Solidarite_et_Progres
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