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Crise Syst?mique Globale : Second Semestre 2011

Crise Syst?mique Globale : Second Semestre 2011

Contexte europ?en et catalyseur US

Explosion de la bulle des dettes publiques occidentales

Le second semestre 2011 marquera le moment o? l’ensemble des op?rateurs financiers de la plan?te va finalement comprendre que l’Occident ne remboursera pas une partie importante des pr?ts r?alis?s au cours des deux derni?res d?cennies. Pour LEAP/E2020, c’est en effet vers Octobre 2011, du fait du plongeon d’un grand nombre de villes et d’?tats am?ricains dans des situations financi?res inextricables suite ? la fin du financement f?d?ral de leurs d?ficits, tandis que l’Europe fera face ? un besoin tr?s important de refinancement de ses dettes (1), que cette situation explosive se d?voilera dans toute son ampleur. L’amplification m?diatique de la crise europ?enne en mati?re de dettes souveraines des pays p?riph?riques de l’Euroland aura cr?? le contexte porteur pour une telle explosion dont le march? am?ricain des ? Munis ? (2) vient d’ailleurs de donner un avant-go?t en Novembre 2010 (comme anticip? par notre ?quipe d?s Juin dernier dans le GEAB N?46 avec un mini-crash qui a vu s’envoler en fum?e tous les gains de l’ann?e en quelques jours. Cette fois-ci ce krach (y compris la faillite du r?assureur monoline Ambac (3)) a pu se d?rouler en toute discr?tion (4) puisque la machine m?diatique anglo-saxonne (5) a r?ussi ? focaliser l’attention mondiale sur un nouvel ?pisode de la sitcom fantaisiste ? La fin de l’Euro ou le remake mon?taire de la grippe H1N1 ? (6). Pourtant la simultan?it? des chocs aux Etats-Unis et en Europe constitue une configuration tr?s inqui?tante, comparable selon notre ?quipe au choc ? Bear Stearn

? qui pr?c?da de huit mois la faillite de Lehman Brothers et l’effondrement de Wall Street en Septembre 2008. Mais les lecteurs du GEAB savent bien que les chocs importants font rarement la une des m?dias plusieurs mois ? l’avance, alors que les fausses alertes en sont coutumi?res (7) !


Evolution des sorties nettes des SICAV (mutual funds) investies dans les ? Munis ? (2007-11/2010) (en milliards USD) - Ces sorties ont ?t? sup?rieures ? celles d'Octobre 2008 - Source : New York Times, 11/2010

Evolution des sorties nettes des SICAV (mutual funds) investies dans les ? Munis ? (2007-11/2010) (en milliards USD) – Ces sorties ont ?t? sup?rieures ? celles d’Octobre 2008 – Source : New York Times, 11/2010
Dans ce num?ro 50 du GEAB, nous anticipons donc l’?volution de ce choc terminal des dettes publiques occidentales (en particulier des dettes am?ricaines et europ?ennes) ainsi que les moyens pour s’en pr?munir. Par ailleurs, nous analysons les cons?quences structurellement tr?s importantes des r?v?lations de Wikileaks sur l’influence internationale des Etats-Unis ainsi que leur interaction avec les cons?quences globales du Quantitative Easing II programm? par la R?serve f?d?rale US. Ce num?ro de D?cembre du GEAB est bien entendu l’occasion d’?valuer la pertinence de nos anticipations pour 2010, avec cette ann?e un taux de succ?s de 78%. Nous d?veloppons ?galement des conseils strat?giques pour l’Euroland (8) et les Etats-Unis. Et nous publions l’index GEAB-$ qui permettra d?sormais chaque mois de suivre synth?tiquement l’?volution du Dollar US par rapport aux principales devises mondiales (9).

Dans ce communiqu? public du GEAB N?50, nous avons choisi de pr?senter un extrait de l’anticipation sur l’explosion de la bulle des dettes publiques occidentales.

Ainsi, la crise de l’endettement public occidental s’accentue tr?s rapidement sous la pression de quatre contraintes de plus en plus fortes :

. l’absence de reprise ?conomique aux Etats-Unis qui ?trangle l’ensemble des collectivit?s publiques (y compris l’?tat f?d?ral (10)) habitu?es ces derni?res d?cennies ? un endettement ais? et ? des recettes fiscales importantes (11)

. l’affaiblissement structurel acc?l?r? des Etats-Unis tant en mati?re mon?taire, financi?re que diplomatique (12) qui r?duit leur aptitude ? attirer l’?pargne mondiale (13)

. le tarissement mondial des sources de financement ? bon march? qui pr?cipite la crise de surendettement des pays p?riph?riques europ?ens (de l’Euroland comme la Gr?ce, l’Irlande, le Portugal l’Espagne, ? et aussi du Royaume-Uni (14)) et commence ? toucher les pays-cl?s (USA, Allemagne, Japon (15)) dans un contexte de refinancement tr?s important des dettes europ?ennes en 2011

. la transformation de l’Euroland comme nouveau ? souverain ? qui ?labore progressivement de nouvelles r?gles du jeu pour les dettes publiques du continent.

Ces quatre contraintes g?n?rent des ph?nom?nes et des r?actions variables selon les r?gions/pays.

Le contexte europ?en : le chemin du laxisme ? la rigueur sera en partie pay? par les investisseurs

Du cot? europ?en, on assiste ainsi ? la transformation laborieuse, mais finalement incroyablement rapide, de la zone Euro en une sorte d’entit? semi-?tatique, l’Euroland. Le c?t? laborieux du processus ne tient pas uniquement ? la faible qualit? du personnel politique concern? (16) comme le mart?lent ? longueur d’interviews les ? anc?tres ? comme Helmut Schmidt, Val?ry Giscard d’Estaing ou Jacques Delors. Eux-m?mes n’ayant jamais eu ? faire face ? une crise historique de cette ampleur, un peu de modestie leur ferait du bien.

Ce c?t? laborieux vient ?galement du fait que les ?volutions en cours dans la zone Euro sont d’une ampleur politique gigantesque (17) et qu’elles sont effectu?es sans aucun mandat politique d?mocratique : cette situation t?tanise les dirigeants europ?ens qui du coup passent leur temps ? nier qu’ils sont bien en train de faire ce qu’ils font, ? savoir, b?tir une sorte d’entit? politique qui va se doter de composantes ?conomiques, sociales, fiscales, ? (18) Elus avant que la crise n’?clate, ils ne savent pas que leurs ?lecteurs (et du m?me coup les acteurs ?conomiques et financiers) se satisferaient dans leur majorit? d’une explication sur le cours des d?cisions pr?vues (19). Car la plupart des grandes d?cisions ? venir sont d?j? identifiables, comme nous l’analysons dans ce num?ro du GEAB.

Enfin, il tient au fait que les actions de ces m?mes dirigeants sont diss?qu?es et manipul?es par les principaux m?dias sp?cialis?s dans les questions ?conomiques et financi?res, dont aucun n’appartient ? la zone Euro, et qui tous au contraire sont ancr?es dans la zone $/? o? le renforcement de l’Euro est consid?r? comme une catastrophe. Ces m?mes m?dias contribuent tr?s directement ? brouiller encore plus le processus en cours dans l’Euroland (20).

Cependant, on peut constater que cette influence n?faste diminue puisque, entre la ? crise grecque ? et la ? crise irlandaise ?, la volatilit? induite sur la valeur de l’Euro s’est affaiblie. Pour notre ?quipe, au printemps 2011 elle deviendra un ph?nom?ne n?gligeable. Il ne restera donc plus que la question de la qualit? du personnel politique de l’Euroland qui sera profond?ment renouvel? ? partir de 2012 (21) ; et, plus fondamental, le probl?me consid?rable de la l?gitimit? d?mocratique des formidables avanc?es en mati?re d’int?gration europ?enne (22). Mais d’une certaine mani?re, on peut dire que d’ici 2012/2013, l’Euroland aura bien mis en place les m?canismes qui lui auront permis de r?sister au choc de la crise, m?me s’il lui faudra l?gitimer a posteriori leur existence (23).


Comparaison des rendements sur les obligations d'?tat ? 10 ans dans l'Euroland - Source : Thomson Reuters Datastream, 16/11/2010

Comparaison des rendements sur les obligations d’?tat ? 10 ans dans l’Euroland – Source : Thomson Reuters Datastream, 16/11/2010
En la mati?re, ce qui va contribuer ? acc?l?rer l’explosion de la bulle des dettes publiques occidentales, et qui interviendra de mani?re concomitante pour son catalyseur US, est la compr?hension par les op?rateurs financiers de ce qui se cache derri?re le d?bat des ? Eurobligations ? (ou E-Bonds) (24) dont on commence ? parler depuis quelques semaines (25). C’est ? partir de la fin 2011 (au plus tard) que le fond de ce d?bat va commencer ? ?tre d?voil? dans le cadre de la pr?paration de la p?rennisation du Fonds Europ?en de Stabilisation Financi?re (26). Or, ce qui appara?tra brusquement pour la majorit? des investisseurs qui sp?culent actuellement sur les taux exorbitants des dettes grecques, irlandaises, etc ?, c’est que la solidarit? de l’Euroland ne s’?tendra pas jusqu’? eux, notamment quand se poseront les cas de l’Espagne, de l’Italie ou de la Belgique, quoiqu’en disent les dirigeants europ?ens aujourd’hui (27).

En bref, selon LEAP/E2020 il faut s’attendre ? une immense op?ration d’?changes de dettes souveraines (sur fond de crise globale en mati?re de dettes publiques) qui verra offrir des Eurobligations garanties par l’Euroland ? des taux tr?s bas contre des titres nationaux ? taux ?lev?s avec une d?cote de 30% ? 50% puisque, entre temps, la situation de l’ensemble du march? des dettes publiques occidentales se sera d?grad?e. Les dirigeants de l’Euroland nouvellement ?lus (28) (apr?s 2012) seront d?mocratiquement tr?s l?gitimes ? r?aliser une telle op?ration dont les grandes banques (y compris europ?ennes (29)) seront les premi?res victimes. Il est fort probable que quelques cr?anciers souverains privil?gi?s comme la Chine, la Russie, les pays p?troliers, ? se verront proposer des traitements pr?f?rentiels. Ils ne s’en plaindront pas puisque l’op?ration aura notamment pour cons?quence de garantir leurs importants avoirs en Euros.

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IMPORTANT : Les versions anglaise et allemande du livre de Franck Biancheri ? Crise mondiale : En route pour le monde d’apr?s ? Europe et monde dans la d?cennie 2010-2020 ? sont d?sormais disponibles. Vous pouvez les commander directement sur le site des ?ditions Anticipolis (www.anticipolis.eu).


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Notes:

(1) Plus de 1.500 milliards ? par an en 2011 et 2012, en incluant bien entendu le Royaume-Uni.

(2) C’est le march? des bons municipaux US (les ? Munis ?) qui sert ? financer les infrastructures locales de transport, de sant?, d’?ducation, d’assainissement, ? Il p?se pr?s de 2.800 milliards USD.

(3) Source : Reuters, 08/11/2010

(4) Dans un article du 20/11/2010, SafeHaven d’ailleurs ouvertement de l’ ? omerta ? des grands m?dias financiers sur le sujet.

(5) Le Financial Times a par exemple recommenc? depuis un mois ? consacrer deux ou trois articles par jour en une de son site ? la soi-disant ? crise de l’Euro ? ainsi qu’? manipuler les informations comme les d?clarations des dirigeants allemands, afin de cr?er artificiellement des sentiments d’inqui?tude. Enfin, m?me certains m?dias fran?ais commencent ? se rendre compte de la formidable machine d’Agitprop qu’est devenue le Financial Times comme le prouve ce r?cent article de Jean Quatremer du journal Lib?ration.

(6) A titre de comparaison, aucun investisseur n’a perdu d’argent dans les ? ?pisodes grecs et irlandais ? de la ? crise de l’Euro ?, alors qu’ils sont des dizaines de milliers ? avoir perdu des sommes tr?s importantes dans le r?cent crash des Munis US ? pourtant les m?dias parlent du premier et pas du second.

(7) Comme d?j? analys? dans les GEAB pr?c?dents, LEAP/E2020 tient ? rappeler que le discours sur la ? crise de l’Euro ? est du m?me ordre que celui sur l’?pid?mie de grippe H1N1 il y a un an, ? savoir une vaste op?ration de manipulation d’opinions publiques destin?e ? servir deux objectifs : d’une part, d?tourner l’attention des opinions publiques de probl?mes plus graves (avec H1N1, c’?tait la crise elle-m?me et ses cons?quences socio-?conomiques ; avec l’Euro, c’est tout simplement pour d?tourner l’attention de la situation aux Etats-Unis et au Royaume-Uni) ; d’autre part, servir les buts d’op?rateurs tr?s int?ress?s ? cr?er cette situation de crainte (pour H1N1 c’?tait les laboratoires pharmaceutiques et autres prestataires connexes ; pour l’Euro, ce sont les op?rateurs financiers qui gagnent des fortunes en sp?culant sur les dettes publiques des pays concern?s (Gr?ce, Irlande, ?). Mais tout comme la crise de la grippe H1N1 s’est termin?e en mascarade avec des gouvernements emp?tr?s dans des stocks monstrueux de vaccins et de masques sans plus de valeur, la soi-disant crise de l’Euro va se finir avec des op?rateurs qui devront convertir ? vil prix leurs bons si ? rentables ? tandis que ce sont leurs Dollars qui continueront ? se d?valuer. L’?t? 2010 a pourtant d?j? montr? la direction des ?v?nements. Source : Bloomberg, 18/11/2010

(8) Conform?ment ? la m?thodologie d’anticipation politique, notre ?quipe a bien entendu examin? depuis plusieurs ann?es la possibilit? que l’Euro disparaisse ou s’effondre. Sa conclusion est sans appel car nous n’avons identifi? qu’une seule configuration o? une telle ?volution serait r?alisable : il faudrait qu’au moins deux Etats importants de la zone Euro soient dirig?s par des forces politiques souhaitant renouer avec les conflits intra-europ?ens. Cette option a, selon notre ?quipe, une probabilit? ?gale ? z?ro pour les deux prochaines d?cennies (notre dur?e maximale d’anticipation en mati?re politique). Donc, exit ce sc?nario, m?me si cela rend triste certains nostalgiques du Deutsche Mark, du Franc ? , certains ?conomistes qui croient que la r?alit? pr?te la moindre attention aux th?ories ?conomiques, et certains Anglo-Saxons qui ne peuvent imaginer sans douleur un continent europ?en qui trace son chemin ?conomique et financier sans eux. M?me Mervyn King, le patron de la Banque d’Angleterre, croit ? une int?gration acc?l?r?e de la zone Euro sous l’effet de la crise, d’apr?s Wikileaks qui relate ses conversations avec des diplomates am?ricains (source : Telegraph, 06/12/2010). Notre travail, pour ce qui est de l’Euro, se concentre donc sur l’anticipation du laborieux parcours d’adaptation de la zone Euro ? son nouveau statut d’Euroland, dans le contexte de la crise syst?mique globale. Au passage, il est utile de noter que cette d?bauche de critiques et analyses que prodiguent pour l’essentiel les m?dias am?ricains et surtout britanniques a une utilit? ind?niable pour les responsables de l’Euroland : elle ?claire tous les recoins du chemin de la zone Euro, condition sine qua non pour ?viter les ?cueils. C’est paradoxal, mais c’est un avantage dont ne b?n?ficient ni les dirigeants britanniques, ni les dirigeants am?ricains ? sauf quand ils lisent GEAB.

(9) Et non pas par rapport ? des devises ? sur mesure ? comme c’est le cas pour le Dollar Index.

(10) Le New York Times a mis en ligne un jeu tr?s instructif intitul? ? Vous r?glez le probl?me budg?taire ? qui permet ? chaque internaute de tenter de r?tablir l’?tat des finances publiques f?d?rales en fonction de ses priorit?s socio-?conomiques et politiques. N’h?sitez pas ? vous placer dans la peau d’un d?cideur de Washington et vous constaterez que seule la volont? politique manque pour r?gler le probl?me. Source : New York Times, 11/2010

(11) Sources : CNBC, 26/11/2010 ; Le Temps, 10/12/2010 ; USAToday, 30/11/2010 ; New York Times, 04/12/2010

(12) Les Etats-Unis finan?ant leurs d?ficits par une ponction quotidienne ?norme de l’?pargne mondiale disponible, la cr?dibilit? et l’efficacit? diplomatique du pays sont donc deux param?tres essentiels pour sa survie financi?re. Or les r?centes r?v?lations de Wikileaks sont tr?s dommageables ? la cr?dibilit? du D?partement d’Etat, tandis que le r?cent ?chec complet des nouvelles n?gociations Isra?l-Palestine illustre une inefficacit? croissante de la diplomatie am?ricaine, d?j? bien sensible lors du dernier G20 de S?oul. Voir analyse plus d?taill?e dans ce GEAB N?50. Sources : Spiegel, 08/12/2010 ; YahooNews, 07/12/2010 ; YahooNews, 08/12/2010

(13) M?me les responsables chinois estiment que la situation fiscale am?ricaine est nettement pire que celle de l’Euroland. Source : Reuters, 08/12/2010

(14) Islande, Irlande ? Royaume-Uni, Etats-Unis, c’?tait la suite infernale de l’insolvabilit? souveraine qu’avait anticip?e LEAP/E2020 il y a plus de deux ans. Le processus suit son cours ? une vitesse plus lente que nous l’avions pr?vue mais l?ann?e 2011 risque de s’av?rer une ann?e de ? rattrapage ?. Le Royaume-Uni tente actuellement de se sauver au prix d’une formidable amputation socio-?conomique dont les violences ?tudiantes, y compris contre la famille royale (ph?nom?ne rarissime), t?moignent de l’impopularit?. Mais l’ampleur de son endettement, son isolement financier et le sauvetage par l’Etat de ses bombes bancaires (comme l’a fait l’Irlande) rendent cette fuite en avant tr?s p?rilleuse, socialement, ?conomiquement et financi?rement. Quant aux Etats-Unis, leurs dirigeants semblent tout faire (en ? ne faisant rien ?) pour s’assurer que 2011 soit vraiment l’ann?e de la ? Chute du Mur Dollar ? comme l’avait anticip? LEAP/E2020 en Janvier 2006.

(15) Comme le souligne Liam Halligan dans le Telegraph du 11/12/2010, cette ?volution des taux ne pr?sage rien de bon pour la dette US et traduit ce que l’?quipe de LEAP/E2020 a anticip? il y a plus de deux ans d?j? : nous atteignons le moment de v?rit? o? l’?pargne mondiale disponible ne suffit plus ? satisfaire les besoins de l’Occident, et en particulier le besoin gargantuesque des Etats-Unis.

(16) El?ment soulign? depuis plus de quatre ans par l’?quipe du GEAB.

(17) Fonds Europ?en de Stabilisation Financi?re, r?glementation des hedge funds, limitation drastique des bonus bancaires, r?glementation stricte des agences de notation, surveillance budg?taire, prochain renforcement de l’ensemble de la r?gulation financi?re du march? int?rieur europ?en, premi?re agence de notation de l’Euroland, ? Sources : European Voice, 26/10/2010 ; Deutsche Welle, 05/11/2010 ; Reuters, 13/07/2010 ; ABBL, 08/12/2010 ; BaFin, 16/11/2010

(18) Wolfgang Schauble, le ministre des Finances allemand est pour l’instant le seul homme politique ? oser clairement annoncer la couleur dans sa r?cente interview au magazine populaire Bild, dans laquelle il indique que, d’ici dix ans, les pays de l’Euroland auront r?alis? une v?ritable int?gration politique. Karl Lamers, son coll?gue en charge des affaires europ?ennes au sein de la CDU identifie quant ? lui la crise ? une chance pour l’Europe et pour l’Allemagne, tout comme d’ailleurs la trop rare voix am?ricaine de Rex Nutting dans le Wall Street Journal du 08/12/2010. C?t? technocrate, le pr?sident de la BCE, Jean-Claude Trichet, appelle lui ? une ? f?d?ration budg?taire ? de l’Euroland. Sources : EUObserver, 13/12/2010 ; DeutschlandFunk, 09/12/2010 ; EUObserver, 01/12/2010

(19) Depuis plus d’une d?cennie, les opinions publiques des pays de l’Euroland sont en effet beaucoup plus ? int?grationnistes ? que leurs ?lites. Ainsi, le rejet du projet de Constitution europ?enne en 2005 en France et aux Pays-Bas n’aurait jamais eu lieu sans la participation d’une partie des ? pro-Europ?ens ? au vote ? Non ?. Ils rejetaient ainsi ce qu’ils estimaient ?tre un projet trop timide en mati?re politique, d?mocratique et sociale.

(20) Les dirigeants europ?ens sont un peu comme la tortue de la fable de Jean de La Fontaine ? Le li?vre et la tortue ? ? mais dont la course serait comment?e par des li?vres !

(21) A ce propos, ces futurs dirigeants politiques de l’Euroland seraient bien inspir?s de s’entra?ner ? apprendre au plus vite ? g?rer l’Euroland gr?ce aux deux jeux interactifs, Economia et Inflation Island, que la Banque Centrale Europ?enne vient de mettre ? disposition du public.

(22) Comme le r?p?te LEAP/E2020 depuis pr?s de deux ans, l’aust?rit? europ?enne n’est politiquement viable que si elle s’accompagne d’une ind?niable ?quit? fiscale et sociale et de la mise en place de grands projets d?mocratiques et sociaux ? l’?chelle de l’Euroland. C’est l? que se trouve ? moyen/long terme la vraie faiblesse de l’Euroland ; pas dans les dettes souveraines des pays p?riph?riques. En guise d’illustration de cet aspect, il est utile de regarder la tr?s int?ressante s?rie de reportages vid?os que le New York Times a r?alis?e au cours de l’?t? 2010, intitul?e ? The Austerity Zone: Life in the New Europe ?.

(23) Au vu de l’?vidente difficult? des ?lites am?ricaines ? comprendre les processus en cours en Europe, LEAP/E2020 souhaite apporter sa contribution au d?bat qui fait actuellement rage sur les campus universitaires US o? l’aust?rit? budg?taire entra?ne des coupes sombres dans les enseignements linguistiques. As always, behind budgetary justifications, several ‘hidden agendas’ can be identified as well as candid lack of understanding of what’s going on in the rest of the world regarding languages. A perfect example of both trends seems to be Richard N. Haas, former key official of the US State Department in G.W. Bush administration, and now the president of the influential Council of Foreign Relations, who strongly advocates pushing French, German and Russian languages out of US campuses. With such ‘enlighthened and fair’ advisers (qualified as having ? an intellectual deficit ? to understand 21st century world at the GlobalEurope seminars of The Hague and Washington in 2004/2005), US students are doomed to be less and less able to understand tomorrow’s world. Therefore, LEAP/E2020 finds timely to circulate again its 2007 anticipation entitled ‘Which languages will the Europeans speak in 2025?‘.

(24) Ce seront des obligations qui seront emprunt?es par l?ensemble des pays de l’Euroland et par d’autres ?tats-membres de l’UE qui souhaiteront s’y associer comme l’ont fait en Mai 2010 les autres pays, sauf le Royaume-Uni, pour le Fonds Europ?en de Stabilisation Financi?re.

(25) Malgr? les d?n?gations des officiels fran?ais et allemands, ces Eurobligations sont au menu de toutes les discussions informelles des dirigeants de l’Euroland. Source : Euroinvestor, 10/12/2010

(26) Il est probable d’ailleurs que la mont?e en puissance des renouvellements politiques pr?vus en France d?s le Printemps 2012, et peut-?tre ? cette date aussi en Allemagne, feront de ces sujets de vrais th?mes de campagne d?s la fin de l’?t? 2011.

(27) Liam Halligan, d?cid?ment l’un des meilleurs observateurs britanniques de la crise globale, a ainsi tout-?-fait raison de souligner dans le Telegraph du 27/11/2010 qu’Angela Merkel (et bien d’autres responsables de l’Euroland) a bien l’intention de faire payer aux investisseurs une part significative de leurs paris irlandais, grecs, ? Mais cela se fera de mani?re organis?e, selon une strat?gie efficace et brutale dont les Etats forts ont l’habitude ; pas dans la panique, ? l’occasion d’une mini-crise.

(28) Et dont nous r?p?tons que, selon nos anticipations, ils seront probablement les dirigeants politiques les plus ind?pendants du lobby bancaire depuis les ann?es 1990.

(29) Ce sera aussi un moyen organis? de r?duire ? manu militari ? le bilan d?grad? des grandes banques europ?ennes.

Mercredi 15 D?cembre 2010

– Communiqu? public GEAB N?50 (15 d?cembre 2010) –

Jeudi 16 D?cembre 2010

http://www.leap2020.eu/GEAB-N-50-est-disponible--Crise-Systemique-Globale-Second-Semestre-2011-Contexte-europeen-et-catalyseur-US-Explosion-de_a5617.html http://www.leap2020.eu/GEAB-N-50-est-disponible–Crise-Systemique-Globale-Second-Semestre-2011-Contexte-europeen-et-catalyseur-US-Explosion-de_a5617.html

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