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Centpapiers

  • Les œuvres sans la foi

    20 novembre 2011 | 25 commentaire(s) | vu 990 fois

    L’Occident, qui gère le monde depuis quelques siècles, le fait de droit divin.  Vous  ne saviez pas ?  C’est que vous n’avez pas prêté attention au discours en sourdine derrière les bruits de bottes. Parce que nous avons conquis le monde au son d’une musique militaire, vous avez vu comme un simple prêchi- prêcha, l’antienne de la mission civilisatrice qui fait alterner la croix et le sabre.

    Erreur.  Car si on ne croit pas que Dieu est avec nous, Chrétiens, et qu’a défaut de faire du bien aux corps qu’on maltraite on fait du bien aux âmes, bien des gestes héroïques apparaissent comme d’assez répugnantes saloperies.

    Voyez comment, après les règlements de compte entre hérésies qui ont été les premiers divertissements de l’Occident chrétien, on a eu les schismes, les croisades, les guerres de religions puis la colonisation des colorés de toutes teintes sous couvert d’évangélisation. Voyez comment, christianisme bien en place sur la planète, on est passé à nos guerres entre Chrétiens, toujours menées au nom de notre éthique chrétienne, par des « bons » contre des « méchants ».

    Ces guerres se sont toujours terminées par la victoire des « bons », puisque le certificat de bonne conduite était délivré au gagnant avec le reste du butin.  C’est ainsi que, de victoires en victoires – Dieu  toujours solidement avec eux -  les « bons » se sont enrichis au détriment des autres en ne faisant que du bien et que le droit divin s’est imposé. Le droit de l’Occident chrétien à gouverner le monde et celui des riches à gouverner l’Occident.

    Tout se passait bien. Mais là, sans réfléchir, on a tué Dieu ! Grave erreur.Des philosophes brillants, honteux d’avoir l’air sot, ont tué la notion de Dieu, parce qu’elle avait été jointe à des religions reposant sur des tissus d’absurdités. Triste coquetterie, car on a ainsi jeté le bébé avec l’eau du bain.

    En enlevant la notion de Dieu, d’un Dieu qui soutenait les Chrétiens – et que Dieu existe ou non n’a ici aucune importance -  on a enlevé le « droit divin » qui légitimait la gouvernance de l’Occident et celle des riches.

    Dieu parti, les yeux humblement  fermés s’ouvrent et l’on voit tout sous un jour nouveau. Aujourd’hui, par exemple, on voit comme une répugnante saloperie – parmi tant d’autres, mais c’est la plus récente - la « geste héroïque » d’avoir été tuer chez eux des milliers de Libyens sans défense et qui ne nous avaient rien fait.

    Dieu parti, on s’enhardit et on regarde de plus près comment quelques familles milliardaires, gérant quelques douzaines de consortiums, ont pris non seulement la gouvernance, mais la PROPRIÉTÉ du monde… On voit tout à coup comme une impardonnable couardise de les laisser continuer. Il y a donc des gens dans la rue pour protester, à Wall Stret et ailleurs. Simple question de temps avant qu’on ne passe des cordes aux lanternes.

    La vieille morale apprise par cœur et acceptée comme divine apparaît soudain humaine, trop humaine… et contestée. On pense à d’autres solutions… Rien de mal à y penser, mais n’oublie-t-on pas l’essentiel ?  De quel droit va-t-on gouverner, si ce n’est pas de « droit divin » ?

    Démocratie ? On sait bien que la démocratie n’est PAS une valeur absolue, seulement un mécanisme.  Quelqu’un croit-il que, dans un groupe de trois (3), deux (2) aient le droit de se mettre d’accord pour décider de la vie du troisième ?  Pense-t-on qu’une génération qui se proclame de « purs Aryens » puisse légitimement, parce qu’ils sont une majorité, décider de l’extermination d’une minorité de Juifs ?

    Il faut un « droit divin ».  Il faut une éthique transcendante, quel que soit le nom qu’on lui donne  - Constitution, contrat social, etc ... -  qui encadre et limite la démocratie, puisse évoluer avec le temps selon sa propre dynamique…  mais qu’on ne s’accorde pas la liberté de modifier au gré des engouements et des caprices !

    En Occident, cette éthique transcendante se confond avec la morale chrétienne qui a servi de tuteur à la croissance de notre culture. Cette morale chrétienne est dans toutes nos fibres. Elle a évolué depuis des siècles pour intégrer des concepts plus raffinés de justice, d’égalité, de liberté  – et, paradoxalement, de laïcité !    C’est la seule éthique qui puisse faire  consensus chez-nous.  Ce qui s’y opposerait serait  rejeté comme un greffon incompatible…  à moins de parvenir à faire mourir l’arbre lui-même.

    Attention, pourtant, de ne pas confondre cette éthique avec l’un ou l’autre des salmigondis de croyances plus ou moins ridicules que des meutes de clercs ont érigé en dogmes au cours des siècles, pour marquer leurs territoires de prédation et d’extorsion !  On ne parle pas ici de religion, car l’éthique est affaire de comportements. St-Jacques, dans une Epître qui a fait une belle carrière, dénonçait « la foi sans les oeuvres » . Faisons un pas de plus et parlons d’une éthique où la foi n’a même pas sa place. Une éthique qui ne juge que des œuvres.

    On pourrait définir ici cette « morale chrétienne »  comme « le plus grand commun diviseur » des interdits que s’imposent et des contraintes auxquelles s’astreignent tous ceux  qui adhèrent au précepte du Christ de s’aimer les uns les autres.  Que celui qui respecte cette exigence se définisse ou non comme chrétien est sans importance ; ce sont ses « œuvres » qui importent.

    Sans importance aucune, non plus, pour la société, que celui-ci ait une foi, une autre, ou aucune en un dieu quelconque : il peut avoir les œuvres sans la foi… Il peut bien, en son for intérieur, croire en tout ce qu’il veut et même créer ses propres superstitions… mais sans embêter personne, C’est ça le vrai sens de la laïcité.

    Quand le corps social fait consensus et que cette morale chrétienne, expurgée de tout dogme et de toute croyance, est acceptée comme l’éthique transcendante qui détermine en dernier ressort de la légalité des règles, il y a harmonie entre l’ordre civil et cette morale dont le respect joue alors le rôle de l’appartenance à une religion sans en avoir les défauts.

    C’est cette « religion » sans dogme, tout entière définie par une éthique et où il n’y a plus que les oeuvres qui comptent, qui serait la seule acceptable en société. Ne serait-il pas opportun que tous les Chrétiens de toutes obédiences s’y rallient, libre à chacun de croire aussi tout ce qu’il veut, mais sans l’imposer à qui que ce soit ?

    Les Chrétiens – en fait tous ceux qui veulent témoigner de la parole du Christs pour l’amour et la charité – constitueraient alors une force énorme pour le bien dans le monde. Ils pourraient, ensemble, se choisir un « Pape », lequel  n’aurait aucun pouvoir matériel, mais une autorité telle, grâce à ce mandat universel qu’il aurait reçu, que sa parole pèserait lourd pour séparer le bien du mal au palier des consciences … là où des individus libres doivent décider des gestes qu’ils posent.

    Pourquoi un synode épiscopal universel, auquel seraient invitées à participer aussi les églises protestantes et orthodoxes,  n’élirait-il pas le prochain homme – ou la prochaine femme – qui siègera sur le trône de Pierre ?   Le monde changerait si nous avions ce pape-guide, avec pour seul objectif que ce qui est BIEN soit clairement énoncé au profit de tous les hommes de bonne volonté… même ceux qui ne croient en rien.

    Pierre JC Allard

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  • 25 commentaires

    Si j’avais pu le dire « comme ça », je l’aurais dit comme ça…
    Rien de plus « fatiguant » pour l’âme que de voir cette « banderole » placée partout aux États-Unis: IN GOD WE TRUST.
    En vérité, c’est une pub ou une sorte de carte de crédit pour faire ce qu’on veut bien( mal) faire.
    Curieusement, dans toutes les religions, les messages ont été déformés. Et pas souvent pratiqués…
    C’est bien ce que je disais tout haut en pensant tout bas: ces messages ne sont pas à lire le dimanche:
    Ils sont à appliquer le reste de la semaine.
    Si une cérémonie n’amène rien de concret en ce monde, elle est inutile.
    P.S.: ma belle-fille qui est au Canada depuis un an, colombienne, est allée à l’église. Elle n’en revient pas de ces discours jamais reliés à la vie courante.
    P.S,: Je pense que j’ai besoin de vacances….

    0 h 37 min, le Lundi 21 novembre 2011

    Pierre, vous nous présentez une réflexion de grande profondeur et de grande actualité. Le recul tu temps nous permet de saisir, avec encore plus d’acuité, les contradictions énormes qui ont accompagné le christianisme tout au long des 2000 ans de son histoire. Dès qu’une foi s’institutionnalise, elle devient vite une religion qui s’enveloppe de doctrines, de cultes, de liturgie, pendant que ses dirigeants s’allient avec les puissants non plus pour faire vivre une foi, mais pour implanter une religion qui les sert bien l’un et l’autre.

    Vous avez tout à fait raison de dire que pour sortir de l’arbitraire des modèles politiques et des idéologies il est nécessaire de reconnaître des repaires qui, tant par leur transcendance que par leur proximité de l’humain que nous sommes tous et toutes, peuvent nous guider sur une voie de liberté, de solidarité et de partage. Je me souviens que des philosophes anciens parlaient des transcendantaux comme des références à une même réalité avec des maux qui la disaient différemment. Si ma mémoire est bonne, ces mots étaient: l’être, le beau, le vrai, le bon. Tout en étant transcendant cette réalité signifiée par ces mots est ce qui nous est le plus immanent, le plus intime, le plus proche. À ces transcendantaux j’ajouterais pour les temps que sont les nôtres: la justice, la compassion, la transparence.

    Votre idée, Pierre, d’en venir à une éthique universelle de nature à servir de phare pour les hommes et les femmes qui sont aux commandes des grandes institutions de notre monde est également celle d’un grand théologien de notre époque, Hans Kung, dont la réputation n’est plus à faire. Il est suivi en cela par de nombreux théologiens et humanistes qui croient à un repaire transcendant, non seulement pour éviter tout dérapage, mais encore pour avancer vers un monde où le visage humain se laissera davantage découvrir dans sa beauté et sa grandeur.

    Dans ce contexte, votre référence à l’apôtre Jacques est d’une grande pertinence. C’est par les oeuvres que nous disons notre foi. Même Jésus, aux sceptiques qui n’osaient pas croire en lui, leur disait: « si vous ne croyez pas en moi, croyez à tout le moins dans les oeuvres que je fais ». Jn 14,11

    Merci Pierre pour cette belle et bonne réflexion.

    8 h 21 min, le Lundi 21 novembre 2011

    Bravo pour votre article PJCA. (Y)

    Il est tellement complet qu’il doit même contenir la solution au problème relevé.

    Je souligne une phrase qui m’a frappé:
    « Rien de mal à y penser, mais n’oublie-t-on pas l’essentiel ? De quel droit va-t-on GOUVERNER, si ce n’est pas de « droit divin » ? »

    J’ai l’intuition qu’il faudrait, au départ, souligner la différence entre « gouverner » et « gérer ».

    « Gérer humainement » serait certainement préférable à « gouverner de droit divin ».

    Peut-être que de nommer des « gestionnaires » responsables de mettre en place la volonté majoritaire du peuple serait un début de solution.

    Pour l’éthique, en se servant de l’esprit « spécialisée », on n’arrivera à rien. La règle de l’Ethique à adopter se doit d’être très succincte en étant « globale ». Une éthique avec 5,000 facettes n’est pas gérable socialement.

    La laïcité est l’absence de dogmes. Comme les « bombardements humanitaires » reposent sur un dogme, cela en fait un bombardement « religieux » sans qu’un Dieu y soit impliqué.

    Ce n’est pas le dieu qui fait la religion; ce sont les dogmes qu’on lui attribue.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

    10 h 05 min, le Lundi 21 novembre 2011
    • avatar
    • Denis Gélinas

    @PJCA et Oscar

    L’éthique, principe d’une vie bonne, comme immanence, aquise par l’éducation, et la morale, principe d’une société du bien, comme transcendance, imposée par l’ensemble de ceux qui adhèrent au contrât social. Conjugué le bien et le bon peut résulter une civilisation ayant comme projet la construction du beau.

    Je suis tout à fait en accord avec vos déclarations et Paul Ricoeur seraient probablement aussi de votre avis.

    « Faut-il distinguer entre morale et éthique ? À vrai dire, rien dans l’étymologie ou dans l’histoire de l’emploi des mots ne l’impose : l’un vient du latin, l’autre du grec ancien, et les deux renvoient à l’idée de mœurs (ethos, mores). On peut toutefois discerner une nuance, selon que l’on met l’accent sur ce qui est estimé bon ou sur ce qui s’impose comme obligatoire. C’est par convention que je réserverai le terme d’ « éthique » pour la visée d’une vie accomplie sous le signe des actions estimées bonnes, et celui de « morale » pour le côté obligatoire, marqué par des normes, des obligations, des interdictions caractérisées à la fois par une exigence d’universalité et par un effet de contrainte. On reconnaîtra aisément dans la distinction entre visée de la vie bonne et obéissance aux normes l’opposition entre deux héritages : l’héritage aristotélicien, où l’éthique est caractérisée par sa perspective téléologique (de telos, signifiant « fin ») ; et un héritage kantien, où la morale est définie par le caractère d’obligation de la norme, donc par un point de vue déontologique (déontologique signifiant précisément « devoir »).»
    – Paul Ricœur

    DG

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    Conjuguer *

    avatar

    Lartiste a répondu:

    Conjuguer le bon et le bien en fonction du beau est difficilement réfutable.

    Reste à déterminer ce « bien » et ce « bon ». Le mouton est beau et bien pour le lion qui lui est assez beau.

    Peut-on baser une éthique sur des notions aussi imprécises?

    D’ailleurs, lorsqu’on a énuméré et défini ce qui est « bon » et « beau », on obtient un dogme obligatoire à tous puisque le « bien » et le « beau » n’est pas le même pour tous.

    Je ne sais pas. Il me semble difficile de se prononcer sur la question de l’éthique.

    Je pense que l’acceptation par tous serait plus facile en proposant de vivre sous la règle de « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse ».

    Par contre, à ce moment-là, on se retrouve à deux doigts de la loi du talion.

    Amicalement

    André Lefebvre

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    Peut-on baser une éthique sur des notions aussi imprécises?

    Je prend pour aquis que le lecteur qui s’intéresse aux sujets concernant le beau le bon le bien l’éthique ou la morale auront la curiosité de lire la référence que j’ai donné pour préciser la pensée que je viens de résumer.

    Mon intention n’est pas de développer un mémoire ou une thèse sur un commentaire, je n’en ai pas la compétence ni la prétention.

    Si ces notions t’intéressent Paul Ricoeur peut être une référence, puisqu’il a consacré sa vie à développer des idées éthiques et comme philosophe chrétien il a aquis une certaine notorité qui le qualifie d’un des plus grands philosophes du vingtième siècle par son oeuvre et son influence.

    DG

    13 h 09 min, le Lundi 21 novembre 2011

    l’artiste, très bon commentaire. Il y a en effet de ces mots qui disent tout, vraiment tout, mais auxquelles nous pouvons faire dire également le contraire de ce qu’ils veulent vraiment signifier. Il est donc normal d’avoir plusieurs manières de dire ces mêmes réalités, de manière à confondre ceux et celles qui s’en approprient dans un sens qui échappent aux autres. Rechercher le beau sans rechercher le vrai, rechercher le bon sans rechercher la justice, rechercher l’être sans le respecter dans les autres, devient plus dérangeant pour les faux prophètes et les manipulateurs de grand chemin….

    Le sujet reste ouvert et je me propose, pour mon jour « j » une réflexion ouvrant quelques avenues.

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    Si j’ai pu confondre le lecteur par mes mots gauches et mal choisis je m’en excuse.

    Je laisse la parole à ceux qui en ont la compétence.

    DG

    avatar

    oscar a répondu:

    Monsieur Gélinas, vous savez le respect que je vous porte et je n’ai rien vu dans ma brève intervention qui ait pu de quelque manière que ce soit minimiser vos propos. Quoi qu’il en soit je m’excuse et loin de moi l’idée de minimiser les propos de qui que ce soit. Vous me rendriez un grand service en m’indiquant ce en quoi j’ai pu vous laisser sur l’impression qui justifie votre commentaire.

    avec tout mon respect

    OF

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    @Oscar

    Merci pour la référence à Hans Küng, je me propose de lire Infaillible ? je verrai ensuite pour la suite. Pour ma part j’ai lu toute l’oeuvre de Eugen Drewermann (lui aussi on lui a retiré la missio canonica) notamment Le mal en trois tomes.

    DG

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    J’ai seulement réalisé que mes propos pouvaient porter à confusion, alors j’ai fait de plattes excuses sans fausse humilité.

    Et pour situer ma position et éviter la confusion, je fais la distinction entre Valeurs Moeurs et Foi.

    La Justice la Prudence la Tempérance…
    Le Beau le Bon le Bien.
    La Voix la Vérité la Vie.

    DG

    13 h 51 min, le Lundi 21 novembre 2011

    J’apprécie énormément ta mention du « vrai », de la « justice » et du  » respect de l’être ».

    À la condition que le vrai corresponde au « réel incontournable », que la justice corresponde à la « légitimité individuelle » et que le respect de l’être corresponde vraiment au respect de « Ce qui est l’essence de l’individu.

    En dévoilant ma position d’avance, j’anticipe
    toute une réflexion en vue du jour « J ». :-)

    Amicalement

    Elie l’Artiste

    14 h 10 min, le Lundi 21 novembre 2011
    • avatar
    • Le Gaïagénaire

    Pourriez-vous expliciter:

    « réel incontournable »,

    « légitimité individuelle »

    « Ce qui est l’essence de l’individu.

    Amicalement.

    avatar

    Lartiste a répondu:

    Non.

    Attendons le jour « J ».

    avatar

    Le Gaïagénaire a répondu:

    (Y)

    Une éthique qui ne juge que des œuvres.

    avatar

    Le Gaïagénaire a répondu:

    gaiagenaire
    24 novembre 2011 à 10:01
    Le 24 novembre 2011,

    @TOUS

    « 23 novembre 2011 à 12:38
    Cela dépend comment on vit sa sexualité. Certains recherchent la participation des deux, d’autres recherche(sic) la domination de l’un des deux. »

    C’EST ASSEZ ALAMBIQUÉ QUE DE DIRE,
    Le 21 novembre 2011 à 22:55:
    « Imposer quoi que ce soit à quelqu’un d’autre tient du droit divin et certainement pas d’un droit humain. »

    Et le « 23 novembre 2011 à 12:38
    « d’autres recherche(sic) la domination de l’un des deux. »

    La Sado n’IMPOSE rien que le Maso ne RECHERCHE ?

    Puis: « La naissance n’en est qu’une simple conséquence naturelle; désirée ou pas. »

    Alors que ma question était :
    23 novembre 2011 à 12:06
    « Imposer de naître serait donc de droit divin ? »

    Si je continue, une maso qui IMPOSE sa maternité, par le droit civil et non le droit divin, cela a-t-il du sens ?
    Ou autrement dit:
    Un homme maso chercherait à être dominé et réduit à l’esclavage par une femme sado imposant sa maternité ?

    Cette « oeuvre » relève de quelle sorte d’éthique ?

    Je sais que cela vient des dogmes religieux. Mais nous souhaitons une éthique basée sur les oeuvres.

    Une partie de la réalité sociale semble impossible à comprendre autrement que par le vécu.

    Je suis consciens que ce médium écrit nous prive de 80% du message, j’espère que cette situation très claire par mon vécu, et celui d’un nombre important d’hommes, est exprimée assez clairement pour être comprise par tous.

    Il y a une disproportion trop importante entre les conséquences pour les enfants et l’homme d’une part, et les bénéfices pour la femme d’autre part. À qui ce crime profite-t-il ?

    Cordialement.

    avatar

    Lartiste a répondu:

    Au départ ce sont Sado et Maso qui ne sont pas normaux.

    D’autre part, le droit civil n’est pas le droit humain.

    La maternité, la paternité ou l’enfance ne viennent pas des religions et ne sont pas automatiquement sado ou maso.

    « Il y a une disproportion trop importante entre les conséquences pour les enfants et l’homme d’une part, et les bénéfices pour la femme d’autre part. À qui ce crime profite-t-il ? »

    Je manque certainement le coche; mais de toutes façons, personnellement, je préfère être « homme » que « femme »; et j’ai préféré être « enfant mâle » « qu’enfant femelle ». Le « crime » a dû me profiter. ;-)

    Par contre, comme vous le dites; MA situation tient de mon propre vécu.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

    avatar

    Le Gaïagénaire a répondu:

    Il m’apparaît évident que vous ne pouvez pas appréhender la situation que j’ai décrite.

    (C)

    avatar

    Lartiste a répondu:

    C’est ce que je crois également.

    (C)

    14 h 57 min, le Lundi 21 novembre 2011

    Merci à tous pour vos commentaires

    PJCA

    17 h 00 min, le Mardi 22 novembre 2011
    • avatar
    • Aime Laliberte

    PJCA,

    C’est bien dit. Je suis d’accord avec vous. Ce qui compte, ce sont les oeuvres, car l’oeuvre est la manifestation de ce qui nous anime. On ne peut pas voir ce que l’autre pense, mais on peut voir ce qu’ils a réalisé (que ce soit positif ou négatif).

    19 h 12 min, le Mardi 22 novembre 2011
    • avatar
    • Le Gaïagénaire

    Ce « papier » ne serait pas complet sans inclure les commentaires de son clône au lien suivant:

    http://les7duquebec.com/2011/11/20/les-oeuvres-sans-la-foi/

    ;-)

    11 h 17 min, le Vendredi 25 novembre 2011

    @ G.

    Quand « les 7″ ont pris les commandes de Centpapiers, il était prévu que les commentaires soient unifiés; des problèmes techniques ont fait que ça ne puisse se réaliser. Des changements auront bientôt lieu sur les deux sites qui permettront à chacun de mieux remplir sa mission.

    pjca

    avatar

    Le Gaïagénaire a répondu:

    (Y)

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