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Centpapiers

  • Un temps pour St-Martin

    24 septembre 2012 | 1 commentaire(s) | vu 378 fois

     

    PIERRE JC ALLARD    Il y a quelques semaines, le moment était venu au Québec, comme il revient à son heure dans toutes nos démocraties « à l’occidentale », de demander au peuple souverain s’il était satisfait de ce qu’avaient fait ses mandataires, les gouvernants : nous avons eu des élections.

    Comme toujours et partout, il est sorti beaucoup de chaleur et bien peu de lumière, de ce brassage de méninges périodique accompagné d’une logorrhée dont le syndrome est désormais sans surprise. Les élections sont venues et l’on a vociféré un peu … jusqu’à ce que les ergoteurs naïfs se taisent.

    Jusqu’à ce que ce soit fini et que Quidam Lambda puisse reprendre une vie docile sans questions, comme si le grand execice démocratique n’avait pas eu lleu. La reprendre soulagé, en fait, que cesse ce brouhaha.   Quand on l’agite moins, Quidam respire mieux, et il se remet au quotidien plus guilleret. La houle des remises en question le fatigue.

    Mais on n’a rien reglé. Ces élections n’ont pas changé la sensation de suffoquer dans un système clos, toutes issues barrées et toutes lampes sous le boisseau. Nous sortons de ces  élections déçus.  Toutes les élections déçoivent, puisque le peuple souverain n’a pas le droit de poser les deux (2) seules questions qui l’intéressent vraiment :

    1. Pourquoi la richesse est-elle si mal répartie que l’immense majorité d’entre nous vivions dans une relative pauvreté voire la misère, alors que le progrès a apporté l’abondance ?

    2. Qu’allez-vous faire, VOUS l’élu à qui on a confié démocratiquement le pouvoir, pour corriger ces disparités et mettre fin à la flagrante inéquité qui pourrit la société ?

    Quand le peuple aura la réponse à ces deux (2) questions touchant une repartition plus equitable de la richesse, alors, mais alors seulement, ce ne sera pas une insulte à son intelligence de lui demander son avis sur les grandes orientations de notre gouvernance et, a fortiori, sur les détails techniques de la mise en action de ces orientations.

    En attendant ces réponses, qu’on parle à Quidam Lambda de la « noble cause de l’indépendance » ou d’un  «100 dollars par enfant pour sa prochaine fin de mois », on se fout de sa gueule… et il le sait.

    On sait pourquoi la richesse est mal répartie.  Elle l’est parce que l’humain normal s’en accapare toujours tout ce qu’il peut.  À la hauteur de son insécurité, d’abord, puis de sa volonté de jouissance et de puissance.  Parce que la division du travail fait qu’il y gagne à vivre en société, il accepte les limites à sa cupidité que la société lui impose, mais il fait tout pour biaiser les règles en sa faveur. C’est la nature humaine et nous le savons. 

    Nous savons qui la tendance normale des lois d’une société ne sont donc pas de viser à la justice, mais de reflètent l’équilibre des forces entre les sociétaires; le concept de justice n’est là que pour rationaliser le consensus.  Les lois sont faites pour PROTEGER les inégalités.  Il faut faire naître des Saint-Martin.

    Le temps, heureusement, travaille pour une meilleure repartition de la richesse. La richesse dans une société serait également répartie,  si chacun y était INDISPENSABLE et donc également « fort ».  La complémentarité d’une société complexe nous pousse dans cette voie, mais il faudra encore du temps avant que cette interdépendance ne produise tous ses effets. En attendant, il y aura toujours des disparités.

    Nous le savons, mais nous voulons que l’État  lutte ACTIVEMENT contre ces disparités et contre l’iniquité. Nous voulons être des humains en évolution, des St-Martin qui partageons, non pas une groupe de chimpanzés.

    Profitant du changement de garde à la barre du système de production, alors que le Capitaliste est remplacé par l’Expert, la lutte sociale dans l’immédiat PEUT apporter moins d’injustice.  Nous soutiendrons un gouvernement qui s’y attaquera et aucun autre gouvernement.

    Concrètement, quand on laisse de côté le verbiage, ce que la population attend de ses gouvernants, aujourd’hui, c’est qu’ils procèdent à une nouvelle répartition significative de la richesse, sans violence et au profit, sinon de tous, ce qui serait utopique, au moins au profit de tous ceux sans l’accord desquels la société ne peut plus progresser.

    Or, au premier rang de ces derniers, heureusement, il y a Quidam Lambda, le travailleur-consommateur qui porte sur ses épaules cette société.  La valeur relative du travail DOIT être augmentée, de même que le revenu net des particuliers. Cela n’est pas négociable.

    C’est un impératif économique et cela arrivera quel que soit le gouvernement au pouvoir. Ce que l’on doit exiger, cependant, c’est que le gouvernement en place favorise de toutes ses forces une distribution du revenu par le travail et non par l’assistanat qui est la voie vers l’alienation.  La première mesure a prendre pour le gouvernement est donc la mise en place d’un régime universel de revenu/travail garanti.

    L’avenir de notre société – en fait de notre civilisation – passe par la volonté de remettre immédiatement au travail chaque travailleur apte au travail et de garantir a chacun un revenu conforme à sa compétence reconnue QUELLES QUE SOIENT LES FLUCTUATIONS DE L’ÉCONOMIE. Le Québec doit s’inscrire dans cette démarche.

    C’est possible, si l’État assume ses vraies responsabilités.  Il ne faut pas permettre qu’il se défile et tente d’éviter cette respnsabilité en parlant d’autre chose.  Un meilleur partage d’abord. Maintenant. Le reste, on en parlera après.

    Pierre JC Allard

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  • Un commentaire

    Plus je regarde notre société, plus je crois que nous nous leurrons en nous croyant « socialement évolués ».

    Quelle différence y a-t-il entre « chasser-cueillir » dans la forêt, et, chasser-cueillir » dans un système social?

    Pour l’instant, les « chasseur-cueilleurs » du système social sont des loups, tandis que les « chasseurs-cueilleurs » primitifs, dans les forêts, partagent tout.

    la question d’être meilleur « chasseur-cueilleur » que les autres n’entre pas en ligne de compte. Seul le droit à la vie, égal pour chacun, est considéré.

    Ce serait peut-être une prémisse de base à considérer dans une réflexion sur un système social équitable.

    Élie l’Artiste

    9 h 34 min, le Lundi 24 septembre 2012

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